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Les postes vacants se multiplient au Bas-Saint-Laurent

Vanessa Limoges | TVA Nouvelles 

Près de 70 employeurs ont bravé le froid mercredi à Rimouski dans l'espoir de combler leur besoin de main-d'oeuvre, alors que les postes vacants se sont multipliés au Bas-Saint-Laurent en 2018.

Selon l’Enquête sur les postes vacants et les salaires de Statistique Canada, il y avait 2550 postes vacants au Bas-Saint-Laurent durant le 3e trimestre de 2018. «Du jamais vu», selon Services Québec.

Les entreprises présentes à la 3e Journée Carrières, organisée par le Cégep et l'Université du Québec à Rimouski, ont été sélectionnées selon leurs besoins de main-d'oeuvre.

«C'est la plus grosse année, j'ai même eu une liste d'attente. On voit que les employeurs sont vraiment a la recherche», a souligné la coordonnatrice aux services aux étudiants à l'UQAR, Julie Bonenfant.

Des centaines de stages et d'emplois étaient offerts à toutes personnes à la recherche d'un emploi, et ce, dans divers secteurs.

«On recherche en ce moment entre 15 et 20 candidats que l'on pourrait engager facilement demain matin», a lancé la directrice des ressources humaines au Cégep de Rimouski, Vicky Boucher, précisant que les prochaines années s'annoncent difficiles avec les départs à la retraite.

Le génie, la soudure et la mécanique font partie des professions où le nombre de postes vacants était le plus important dans la région, en 2018.

«Les besoins les plus criants, c'est évident que ce sont les postes d'entrée, les postes de manœuvre, de soudage», explique la spécialiste au recrutement chez Marmen, Francine Lemay, qui précise que c'est aussi difficile de trouver des employés qui restent.

Les prochaines années amèneront leur lot de défis au Bas-Saint-Laurent avec les départs à la retraite. On prévoit que d'ici 2021, il y aura 18 500 postes à pourvoir dans la région.