/news/currentevents

Le pasteur et sa femme formellement accusés et remis en liberté

Antoine Lacroix | Journal de Montréal

Le pasteur de la Rive-Sud de Montréal et son épouse, accusés aujourd'hui d’avoir infligé des châtiments corporels à coups de bâton à des enfants, en plus d’avoir encouragé pendant quatre décennies leurs fidèles à faire de même ont été libérés sous promesse de respecter de nombreuses conditions.

Mario Monette et sa femme Carole Van Houtte, tous deux âgés de 65 ans, ont été arrêtés jeudi par le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL), après une enquête de plus d’un an.

À LIRE ÉGALEMENT:

«Bâtons», «règle en bois» et «2 x 2»

Le couple a comparu ce midi au palais de justice de Longueuil et a fait face à un total de 32 chefs d’accusation, notamment d’agression armée, de voies de fait, d’avoir infligé des lésions corporelles, de menaces, de séquestration et d’incitation à commettre un acte criminel.

Les accusations concernent huit victimes, qui étaient toutes mineures au moment des gestes allégués entre 1974 et 2019.

Libérés sous conditions

La Couronne ne s'est pas opposée à la libération des deux accusés, mais ils devront respecter d'importantes restrictions.

Le couple ne pourra pas entrer en contact avec tous les témoins et victimes dans cette affaire. Ils devront aussi remettre leur passeport canadien.

D'autant plus, ils ne pourront pas prendre la parole dans quelconque événement religieux ou occuper le poste de ministre de culte. C'est donc dire qu'ils ne pourront plus s'adresser à leurs fidèles.

Également, ils ne pourront se retrouver en position d'autorité envers des jeunes de moins de 16 ans.

S'ils ne respectent pas ces conditions, ils pourraient être arrêtés de nouveau et faire face à de nouvelles accusations.

Le couple reviendra devant le tribunal le 29 avril prochain.

Dans la même catégorie