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Des guêpes à l’origine d’une blessure au travail

Stéphanie Gendron | Journal de Québec

Adobe Stock

Un concierge de Rimouski a eu des ennuis de santé après avoir été piqué par des guêpes alors qu’il nettoyait un terrain pour son employeur, ce qui fait qu’il a eu droit pendant plusieurs mois à des prestations prévues à la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles.

Depuis que sa cheville gauche a été piquée par des guêpes le 7 juillet 2017, Benoit Lévesque a eu des ennuis de santé qui lui causent encore des douleurs : cellulite, arthrite inflammatoire et fasciite plantaire. Il en conserve d’ailleurs des séquelles.

En tondant le gazon

Il a soulevé une bâche alors qu’il tondait le gazon sur le terrain d’un immeuble résidentiel et de grosses guêpes l’ont attaqué.

«C’était des méchantes guêpes. J’ai eu peur, j’aurais pu être attaqué pire que ça. J’entendais gronder, j’ai foutu le camp. J’ai vraiment fait une mauvaise réaction, je n’ai pas été chanceux. J’ai passé proche d’être amputé, si ça avait attaqué les os », dit M. Lévesque, 62 ans.

Plus d’un mois après l’événement, Benoit Lévesque s’était rendu à l’urgence de Rimouski. À ce moment-là, sa cheville était enflée et il avait des douleurs importantes à la jambe. Il avait du mal à se porter sur son talon.

«Ça venait raide, ça enflait. Je n’étais plus capable de marcher, le pied ne voulait plus plier. C’était boursouflé et ça brûlait », raconte Benoit Lévesque, qui affirme avoir encore une cicatrice à la suite des piqûres.

Batterie de tests

Plusieurs examens médicaux ont été nécessaires avant qu’un médecin ne conclue à une cellulite (une infection) en réaction aux piqûres et de l’arthrite inflammatoire, qui affecte les articulations.

Peu de temps après, s’est ajouté un diagnostic de fasciite plantaire, une inflammation d’un ligament attaché à l’os du talon.

Plusieurs médecins ont confirmé que ce qui fait souffrir le concierge a été déclenché par une réaction aux piqûres de guêpes, survenues dans le cadre de son travail, malgré ce qu’en pensait son employeur, qui a contesté les conclusions de la CNESST (Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail).

Le Tribunal administratif du travail a rejeté cette contestation.

« J’ai encore des douleurs dans mon pied et je prends des anti-inflammatoires, je n’ai pas le choix. Je ne peux plus travailler sur des travaux lourds », ajoute M. Lévesque.

Après un retour au travail progressif, il y est retourné à temps plein le 14 février.

Le concierge est plus prudent aujourd’hui. « Plus loin je vais me tenir des guêpes, mieux ça va être », conclut-il.

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