/regional/troisrivieres/mauricie

Aluminerie Bécancour: offre patronale pour mettre fin au conflit

Agence QMI 

La direction de l’aluminerie ABI a présenté une offre au syndicat de ses employés lundi matin «dans le but de mettre fin au conflit de travail qui perdure depuis 14 mois» à ses installations de Bécancour.

Selon l’entreprise, l’offre propose entre autres des augmentations supérieures à l’inflation projetée, soit une moyenne minimale de 2,55 % par année sur six ans.

L’offre couvre les trois conventions collectives de l’usine, a mentionné ABI.

«Cette offre permettra à tous les employés présentement en lock-out de revenir au travail. Elle inclut une réorganisation du travail qui respecte l’ancienneté et qui ne prévoit aucune mise à pied», indique-t-on dans le communiqué diffusé par l’Aluminerie de Bécancour.

Du côté du Syndicat des Métallos, qui représente les quelque 1030 employés en lock-out, on a confirmé lundi matin que l’offre a bien été reçue, qu’elle sera étudiée, et qu’il n’y aurait pas d’autres commentaires pour l’instant.

ABI laisse jusqu’au 18 mars au syndicat pour présenter cette offre à ses membres pour ratification.

Dans la foulée de ce dernier développement, le ministre du Travail, Jean Boulet, a réitéré qu’il «souhaite une entente négociée dans les meilleurs délais entre les deux parties». Dans un communiqué, lundi midi, il a en outre annoncé qu’après le dépôt de l’offre globale écrite de la direction d’ABI il suspendait les démarches entourant la présentation d'une hypothèse de règlement aux parties qui devait avoir lieu incessamment.

«Le dépôt de l'hypothèse de règlement n'a plus actuellement sa pertinence, a déclaré le ministre Boulet. Mon intention est de continuer à suivre de près les négociations et de continuer à offrir mes services comme facilitateur pour dénouer ce conflit qui dure déjà depuis plus d'un an et qui engendre de nombreux impacts négatifs partout au Québec.»

L'Aluminerie de Bécancour est l'employeur privé le plus important des régions du Centre-du-Québec et de la Mauricie, a rappelé le ministre Boulet.

Les syndiqués de l’Aluminerie de Bécancour, qui appartient à Alcoa à 75 % et à Rio Tinto Alcan à 25 %, sont en lock-out depuis le 11 janvier 2018, soit quelques semaines après l’arrivée à échéance – le 22 novembre 2017 - des trois conventions collectives.

Dans la même catégorie