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Des Québécois ont eu «la peur de leur vie» lors d’une croisière vers les Bahamas

TVA Nouvelles

Des passagers québécois ont eu «la peur de leur vie» à bord d’une croisière vers les Bahamas lorsque le navire sur lequel ils se trouvaient a dû faire face à des rafales «soudaines et violentes» d’environ 185 km/h, dimanche soir.

«Le bateau a penché complètement vers la droite et il ne revenait pas, raconte Julie Héroux en entrevue à TVANouvelles.ca. C’était tellement penché que tout a revolé par terre. Les verres, les tasses. Tout ce qui était dans notre garde-robe est tombé.»

Mme Héroux dormait dans sa cabine en compagnie de son conjoint et de sa fille quand la puissante tempête a commencé à frapper, peu avant minuit.

«On est sorti en panique de notre chambre, relate-t-elle. On était au 14e étage. On pensait que le bateau allait couler tellement il était penché.»

L’«Escape», de la compagnie Norwegian Cruise Line, est resté incliné ainsi pendant quelques minutes, affirme-t-elle. Il avait levé l’ancre un peu plus tôt dans le port de New York pour se rendre à sa première escale, soit Port Canaveral, en Floride.

«On est monté au 16e et au 17e étage, enchaîne la résidente de Sainte-Julie, en Montérégie. Toutes les chaises avaient revolé partout. Les tables étaient tombées. Dans la salle à manger, tout était par terre. Il y avait des assiettes cassées partout.»

Sur son compte Twitter, Norwegian Cruise Line a confirmé qu’il y avait eu «plusieurs blessés» et que «ces invités et membres de l’équipage ont reçu des soins immédiats». «Le bateau n’a subi aucun dommage et il poursuit son itinéraire comme prévu», a précisé la compagnie.

À l’arrivée du bateau à Port Canaveral mardi, au moins huit ambulances se trouvaient au port pour accueillir des blessés, rapporte Julie Héroux.

La passagère souligne que de nombreux Québécois se trouvent sur cette croisière, qui doit se terminer dimanche. «C’est une croisière populaire parce que c’est la semaine de relâche, dit-elle. Comme elle part de New York et qu’elle y revient, les Québécois n’ont pas besoin de prendre l’avion.»

Elle estime malgré tout que l’équipage du navire a bien géré cet incident, en communiquant régulièrement avec ses passagers à travers les haut-parleurs de l’embarcation. A-t-elle peur pour la suite de la croisière?

«Non, le pire est passé, lance-t-elle. Rien ne pourra être pire que ça!»

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