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«Un politicien, ça n’a pas de colonne», déplore un ex-Témoin de Jéhovah

Jean-Philippe Daoust | Agence QMI

POL-PÉRIODE DES QUESTIONS

Simon Clark/Agence QMI

Un homme qui a passé une partie de sa jeunesse dans les Témoins de Jéhovah déplore la décision du gouvernement Legault de ne pas enquêter sur les groupes religieux poursuivis pour agressions.

«Je n’ai pas le choix de dire qu’un politicien, ça n’a pas de colonne», a lancé Jean Sébastien Lozeau, l’auteur du livre «Réveillez-moi! Une enfance chez les Témoins de Jéhovah» à l’émission «On n’est pas obligé d’être d’accord», sur QUB radio.

«Quand tu veux être le boss du Québec, tu peux en dire plein [de belles paroles]. Mais quand c’est le temps de passer à l’action et de faire des choses concrètes, oh! que c’est difficile», a déploré M. Lozeau.

Rappelons que la Coalition avenir Québec (CAQ) a annoncé qu'elle revenait sur son intention de mettre sur pied une commission parlementaire sur les dérives sectaires de groupes religieux.

M. Lozeau s’explique mal ce retournement. Il avait pourtant discuté de cette question, il y a moins d’un an, avec le ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Simon Jolin-Barrette. «Même pas un an plus tard, son patron [François Legault] dit qu’il n’y aura pas d’enquête sur les groupes sectaires et religieux. C’est d’une incohérence», a-t-il regretté.

En entrevue avec l’animatrice Sophie Durocher sur QUB radio, l’ex-membre des Témoins de Jéhovah a également reproché aux politiciens d’utiliser les mêmes méthodes que les sectes.

«La méthode des sectes [...] c’est de manipuler les gens, a-t-il insisté. Et j’aimerais dire le contraire, mais, en politique, c’est la même méthode. Ces gens-là [les politiciens], c’est certain qu’ils ne veulent pas dénoncer [les méthodes qu'eux-mêmes] utilisent.»