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QS: les pros Bouchard-Taylor contre-attaquent dimanche

Charles Lecavalier - Le Journal de Montréal

POL-CONSEIL-NATIONAL-QUEBEC-SOLIDAIRE

Joël Lemay / Agence QMI

Une frange de Québec solidaire monte au front pour défendre le compromis Bouchard-Taylor sur le port des signes religieux dimanche, à moins d’une vingtaine de jours d’un congrès où les militants décideront de la nouvelle position du parti à ce sujet.

«Je pense que c’est la position la plus centrale, celle qui permet de rejoindre la majorité.

Sinon, on se cantonne dans l’opposition, on se sort complètement du jeu politique. On s’isole de la majorité», affirme Francis Boucher, un membre de QS qui sera conférencier lors de cet événement à Montréal en faveur de «l’option A».

Deux camps s’affrontent en effet au sein de QS. «L’option A» veut conserver le statu quo, la position «historique», soit celle du consensus Bouchard-Taylor. Il s’agit de ’interdiction du port de signe religieux pour les juges, les policiers et les gardiens de prison.

L’option «B», défendue par les «inclusifs», tournerait le dos à cette interdiction et se rapprocherait de la position Parti libéral du Québec.

«C’est un compromis d’apaisement qui permet de calmer les esprits et de régler la question pour un sacrer bout de temps», plaide M. Boucher, auteur du livre La grande déception, au Journal. La députée Ruba Ghazal devrait être présente à l’événement, organisé par Rabah Moulla, candidat de QS dans la circonscription de Chomedey.

Dynamique malsaine

Certains militants dénoncent par ailleurs le ton du débat au sein du parti. Le porte-parole de Québec solidaire pour Rimouski Julien Fecteau-Robertson a déploré une dynamique «malsaine» dans une publication sur les médias sociaux vendredi. Il dénonce une «stratégie de l’amalgame et du procès d’intention payante pour les plus radicaux: ceux qui défendent Bouchard-Taylor se voient soupçonnés d’être du côté des catholaïques et des islamophobes», a-t-il écrit.

II affirme que les «inclusifs» font glisser le débat «à savoir si on est pour ou contre le racisme». Il remarque également que «les camarades qui ont ce genre de comportement sont souvent de l’île de Montréal». «Ils sont très peu enclins, sur d’autres dossiers, à checker leurs privilèges quand vient le temps de donner des leçons aux habitants des régions sur la manière d’aménager le territoire, de freiner l’exode des jeunes ou de favoriser l’intégration sociale et économique des nouveaux arrivants, par exemple», a-t-il ajouté.

 

 

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