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Rassemblement symbolique devant le palais de justice

Michael Nguyen | Journal de Montréal

Gilbert Rozon n'était pas présent lors de son audience pour une accusation de viol, mais cela n’a pas empêché à une cinquantaine de personnes de manifester ce matin devant le palais de justice de Montréal.

«Le respect, ça se manifeste!» peut-on lire sur les pancartes des manifestantes réunies devant l’immeuble de la rue Notre-Dame.

 

Le hasard a voulu que le retour en cour de la cause de l’ex-magnat de l’humour coïncide avec la Journée internationale des droits des femmes.

Or, accusé dans la foulée du mouvement #MoiAussi, Rozon est devenu un des visages des hommes de pouvoir qui sont tombés dans l’opprobre à la suite d’allégations d’inconduite sexuelle.

«Il est devenu l’un des symboles de ces puissants que la déferlante a réussi à faire tomber», peut-on lire dans le communiqué des manifestants.

 

Le dossier de Rozon n’en est toutefois qu’à ses débuts. Après avoir comparu en janvier pour répondre à une accusation de viol et une autre d’attentat à la pudeur, qu’il aurait commis sur une femme en 1979.

Selon les lois de l’époque, le fondateur de Juste pour rire risque la prison à vie s’il est déclaré coupable, mais il n’y a pas de minimum.

Mais avant le procès, il reste plusieurs étapes à franchir pour le fondateur de Juste pour rire. L’audience d’aujourd’hui devait permettre de savoir si, à ce stade-ci, Rozon préfère un procès devant un juge seul ou devant jury. Or, la cause a été reportée au 25 avril prochain.

Rozon est défendu par Me Pierre Poupart, un des meilleurs criminalistes au pays, célèbre pour avoir entre autres défendu l’ex-cardiologue Guy Turcotte pour le meurtre de ses enfants.

C’est d’ailleurs lui qui représentait Rozon dans les années 90 quand ce dernier avait obtenu l’absolution après avoir plaidé coupable à une accusation d’agression sexuelle sur une jeune femme de 19 ans au Manoir Rouville-Campbell, à Mont-Saint-Hilaire.