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Sherbrooke: le procès d’Étienne Lavoie suscite de l’inquiétude

Jasmin Dumas | TVA Nouvelles

 - Agence QMI

Depuis l’arrestation du psychologue sherbrookois Étienne Lavoie, accusé de proxénétisme, l’Ordre des psychologues du Québec a reçu plusieurs appels de gens inquiets. Jeudi, le droit de pratique de Lavoie a été suspendu le temps des procédures judiciaires.

Étienne Lavoie fait actuellement face à 14 chefs d’accusation. Il aurait rendu trois clientes accroc à la drogue pour ensuite les forcer à se prostituer.

«Tu leur parles de ta vie personnelle et de tes problèmes alors c’est facile pour eux de jouer sur ces éléments-là. Oui, en quelque sorte, ça diminue ma confiance envers la profession», a commenté un citoyen.

La docteure Mariève Croteau, psychologue à Sherbrooke, comprend les craintes de la population.

«Notre travail repose entièrement sur le lien de confiance entre le patient et nous. Moi-même, j’étais fâchée de voir que quelqu’un aurait utilisé notre profession pour commettre ces actes», a-t-elle témoigné à la caméra de TVA Nouvelles.

La psychologue se veut toutefois rassurante. «C’est un cas isolé, on ne voit jamais ça habituellement. La presque totalité des psychologues, on fait notre travail de façon professionnelle et très humaine. Les gens peuvent continuer à avoir confiance en la profession malgré cet événement», a insisté Mme Croteau.

La présidente de l’Ordre des psychologues du Québec, la docteure Christine Grou, abonde dans le même sens.

«Sur les 8700 psychologues qui pratiquent au Québec, à l’occasion il y a un cas d’exception et il faut le gérer comme un cas d’exception», a-t-elle dit.

Mme Grou rappelle que si des gens ont des inquiétudes, ils peuvent en tout temps porter plainte ou s’adresser au syndic pour poser des questions.

Nouvelles accusations?

La semaine dernière, quatre nouvelles plaignantes ont été rencontrées par les enquêteurs du Service de police de Sherbrooke relativement à Étienne Lavoie. Ces dossiers sont maintenant sur le bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui déterminera si des accusations supplémentaires seront déposées contre Lavoie.

Étienne Lavoie est incarcéré depuis son arrestation le 20 février dernier. Il reviendra en Cour pour son enquête sur remise en liberté le 13 mars prochain.

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