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Dépôts à neige: de nombreuses municipalités sur le qui-vive

Stéphane Sinclair | Journal de Québec 

Pascal Huot / Agence QMI

L'hiver particulièrement riche en précipitations force de nombreuses municipalités du Québec à trouver des solutions pour entreposer la neige qui déborde des dépôts à neige.

À l'instar de la Ville de Québec qui annonçait la semaine dernière devoir ouvrir deux nouveaux dépôts à neige, d'autres municipalités québécoises sont ou seront dans la même situation que la capitale nationale si une autre bordée de neige frappe bientôt la province.

La Ville de Saint-Jérôme, dans les Laurentides, a dû demander une autorisation spéciale pour ouvrir un troisième dépôt à neige afin de parer à une autre tempête potentielle, selon son porte-parole.

«Notre premier dépôt à neige est plein et le deuxième est à 95% plein. On ne sait pas ce que la météo nous réserve, alors on a pris les devant», explique Maxime Doyon-Laliberté.

Rappelons que les municipalités ne peuvent pas entreposer la neige n'importe où. Elles doivent obtenir une autorisation du ministère de l'Environnement puisque la neige ramassée dans les rues est considérée comme toxique. Le calcium et les gaz d'échappement des véhicules contaminent la neige en métaux lourds.

Souffler sur les terrains

À Saint-Sauveur, on réfléchit même à envoyer la neige sur des terrains de citoyens.

«Dans le pire des cas, on va devoir souffler sur les terrains, mais on ne peut pas le faire partout. Les artères commerciales doivent être déblayées», fait savoir Jean Beaulieu, directeur général de la ville laurentienne.

Cette dernière a d'ailleurs interdit l'accès aux dépôts à neige aux déneigeurs privés. Les stationnements de plusieurs commerces sont donc déneigés à moitié.

«Les entrepreneurs doivent conserver la neige sur les stationnements des commerces même si cela bloque des espaces de stationnements», dit M. Beaulieu.

Ils mentionnent que cela est nécessaire compte tenu de l'hiver exceptionnel que nous avons eu. Il précise que la situation est moins pire qu'à l'hiver 2008. La municipalité de Piedmont, aussi dans les Laurentides, a dû refuser la neige des déneigeurs privés.

Sur le qui-vive

Du côté de Sherbrooke, en Estrie, l'administration est sur le qui-vive.

«On est à une tempête de neige de devoir fermer nos sites de dépôts à neige», avance David Bombardier, porte-parole de la Ville. Ce dernier rappelle que la situation a déjà été pire, rappelant lui aussi l'hiver 2008.

Certaines municipalités ont plus de chance comme à Saint-Eustache.

«Le dépôt à neige de la Ville est à la carrière Mathers. Malgré notre hiver particulièrement intense, nous ne devrions pas manquer d’espace», explique la porte-parole, Annie Daoust

Plusieurs municipalités des Basses-Laurentides utilisent la carrière Mathers pour y entreposer la neige.

Le ministère de l'Environnement confirme que neuf municipalités au Québec ont demandé des autorisations spéciales pour ouvrir de nouveaux dépôts à neige temporaire dans les derniers jours. Un redoux est prévu à partir de mercredi prochain, ce qui devrait permettre à la neige de fondre un peu dans les dépôts des municipalités.

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