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Le syndicat d'ABI prépare une contre-proposition

Louis Cloutier | TVA Nouvelles

Le syndicat de l'Aluminerie de Bécancour (ABI) va préparer une contre-proposition et la soumettre à la compagnie dans les prochains jours.

On veut éviter que le conflit ne retombe en mode pause après le rejet massif de l'offre globale soumise par ABI.

Le syndicat déplore vivement que l'écart entre les positions respectives des parties se soit encore accentué en vertu de la dernière proposition patronale.

«Il y a beaucoup de demandes de concession dans la convention collective. Il y avait des choses que nous étions prêts à faire temporairement. Or l'employeur voulait les rendre permanentes. Il y a des coupes de postes qui n'étaient pas là en janvier 2018. L'offre est moins généreuse pour le régime de retraite. Il y aurait plus de sous-traitance dans l'usine», a énuméré Clément Masse, président du syndicat.

Pour lui laisser les coudées franches avec sa contre-offre, le syndicat a demandé et obtenu du ministre du Travail qu'il garde sur la glace l'hypothèse de règlement sur le point d'être présentée aux parties.

«Je mets en suspens mon hypothèse de règlement et on verra comment la compagnie réagit. On verra le contenu de la contre-proposition. Moi je laisse encore une fois l'opportunité aux parties de reprendre le dialogue», a assuré le ministre Jean Boulet.

Doit-on maintenant craindre une fermeture? Le député de Nicolet-Bécancour entretient des appréhensions à cet égard.

«Ce que j'ai mentionné les jours précédents c'est que l'on avait une certitude que si l'offre était acceptée, la compagnie repartait l'usine. Là on revient un peu à la case départ. On ne sait pas ce qui va arriver», s'inquiète Donald Martel.

Le tout premier directeur de l'Aluminerie de Bécancour entre 1986 et 1988 suit, depuis la France, l'évolution du conflit.

Il ne croit pas impossible une fermeture.

«L'aluminium est dans une situation difficile avec l'importance que la Chine a prise, avec les décisions que M. Trump a prises ou est susceptible de prendre dans un nouvel avenir. Donc, tout ça peut amener à s'interroger sur la présence d'une aluminerie à Bécancour», a confié Thierry Brault, en entrevue à TVA Nouvelles.

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