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Plaintes pour une activité bière-pong entre étudiants à La Pocatière

Stéphanie Gendron | Journal de Québec

People playing beer pong in bar

Leonid - stock.adobe.com

L’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de La Pocatière a été l’objet de plaintes après qu’une soirée étudiante annoncée sur Facebook comme étant un «water pong» s’est avérée être plutôt un bière-pong, soit un jeu qui incite à la consommation d’alcool.

Le Conseil d’éthique de l’industrie québécoise des boissons alcooliques affirme avoir reçu des plaintes suite à cet événement qui avait été publicisé sur la page Facebook du Comité des sports de l’ITA comme étant un «water pong», à la rentrée 2018.

Il s’agit d’un jeu d’adresse avec des balles de ping-pong et des verres remplis d’eau. Les joueurs doivent boire l’eau dans le verre, lorsque l’équipe adverse réussit à lancer la balle directement dans le verre de l’autre côté de la table.

L’événement organisé par des étudiants impliquait toutefois de la bière. «Des films et des images de cette soirée figuraient également sur cette page Facebook», a constaté le conseil.

L’organisation a tenu à rappeler à la direction de l’ITA, un établissement de niveau collégial, que ce type d’événements ne correspondait pas «aux valeurs éducatives qui sont les fondements de la mission des établissements d’enseignement», peut-on lire dans le rapport annuel de l’organisation.

Le conseil estime que de tels événements poussent à la consommation abusive d’alcool, particulièrement chez les jeunes, dont plusieurs sont mineurs.

Réaction rapide

«C’est important de souligner que l’ITA a réagi rapidement», a salué le président du conseil, Robert Dutton.

Selon le conseil, la direction de l’ITA a assuré qu’elle prenait toutes les précautions nécessaires pour encadrer adéquatement les soirées des étudiants et que des dispositions additionnelles allaient être prises pour éviter tout dérapage à l’avenir.

En 2018, le Conseil d’éthique a traité 10 dossiers de plainte, dont celui de La Pocatière. Des bars ont surtout été visés pour avoir prôné la consommation excessive d’alcool.

Plusieurs associations, telles les microbrasseries, les restaurateurs, les bars et la SAQ adhèrent au code d’éthique. Les établissements d’enseignement n’en font pas partie.

Le Conseil d’éthique de l’industrie québécoise des boissons alcooliques peut vérifier et émettre des blâmes publiquement suite à des plaintes ou proposer des orientations, mais n’a pas le pouvoir de donner des amendes ou suspendre des permis.