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Refus de l’offre d’ABI: le scénario de fermeture «n’est pas très crédible», selon le syndicat

TVA Nouvelles

Le président du syndicat des travailleurs de l’Aluminerie de Bécancour (ABI) admet qu’il ne s’attendait pas à ce que l’offre patronale soit si fortement rejetée par ses membres, hier, mais s’en dit «très satisfait».

«J’avais confiance que ce serait rejeté, mais je ne pensais pas qu’on atteindrait 82%. Je suis très satisfait que ça ait été rejeté aussi fort. C’est une offre qui était moins généreuse que celle qu’on avait rejetée en janvier 2018. L’employeur est arrivé avec une nouvelle offre. Probablement qu’il a fait le pari que les gens, après 14 mois, seraient épuisés moralement et financièrement et qu’ils accepteraient un peu n’importe quoi», a affirmé Clément Masse en entrevue au Québec matin, mardi.

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Le président du syndicat espère par ailleurs que le résultat du vote enverra un message à la partie patronale.

«On a toujours dit à l’employeur qu’on voulait une entente négociée. J’espère que le message qu’ont livré les travailleurs avec ce vote-là va être significatif pour l’employeur.»

 

Selon M. Masse, la proposition était entre autres problématique au niveau du protocole de retour au travail qui, selon lui, ne respectait pas l’ancienneté des travailleurs.

Le syndicat estime par ailleurs que le scénario d’une éventuelle fermeture de l’aluminerie en raison de l’absence d’une entente «n’est pas très crédible», expliquant que cette option n’a «jamais été soulevée à la table» par l’employeur.

«On demande au ministre Boulet (NDLR : le ministre du Travail Jean Boulet) de ne pas intervenir, de ne pas sortir d’hypothèse de règlement qui viendrait brouiller les cartes. [...] On va prendre quelques jours, on va regarder nos options. L’option de déposer une contre-offre est une possibilité», conclut Clément Masse.

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