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Des chercheurs développent une noisette propre au Bas-Saint-Laurent

Gilles Turmel | TVA Nouvelles

La noisette pourrait bien devenir, d'ici une décennie, une production typique du Bas-Saint-Laurent, à l'image du bleuet au Saguenay-Lac-Saint-Jean, s'il n'en tient qu'à un groupe de chercheurs.

Au printemps 2018, 22 agriculteurs de la région ont été sélectionnés pour aménager des vergers expérimentaux de noisettes. Plus de 130 producteurs avaient alors manifesté leur intérêt.

Parallèlement, le centre de recherche appliquée de l'Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière, Biopterre, travaille à développer une variété cultivable bien adaptée au Bas-Saint-Laurent.

Le processus s'annonce toutefois long. Si tout se déroule comme prévu, une variété de noisette propre au Bas-Saint-Laurent pourrait entrer en production d'ici 8 à 10 ans. Les huit municipalités régionales de comté (MRC) de la région collaborent au projet, tout comme le ministère de l'Agriculture et les Saveurs du Bas-Saint-Laurent, une association d'entreprises du domaine bioalimentaire.

«La noisette, on la retrouve partout sur notre grand territoire à l'état sauvage. Nous, ce qu'on cherche à identifier, c'est des variétés qui seraient commercialement plus intéressantes avec des rendements plus importants et aussi un diamètre plus gros pour la commercialisation», a expliqué Maxim Tardif, coordonnateur en recherche et développement chez Biopterre.

À l'heure où les protéines végétales sont plus que jamais à la mode, le Bas-Saint-Laurent pourrait donc trouver un débouché commercial plus qu'intéressant. Seulement au Canada, ce marché est estimé à près de 200 millions $ par année.

S'il existe déjà quelques producteurs de noisettes indépendants au Québec, le Bas-Saint-Laurent mise plutôt sur un réseau concerté de producteurs.