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Elle dépouille une aînée vulnérable et veut une autre chance

Michaël Nguyen | Le Journal de Montréal

Alte faltige Hände am Gehgestell

Robert Kneschke - stock.adobe.com

Une Montréalaise qui avait évité la prison pour avoir dépouillé une aînée vulnérable d’un demi-million de dollars a imploré un juge de lui donner une nouvelle chance, cette fois pour avoir brisé ses conditions.

« Ma famille n’a plus d’argent, je suis la seule qui travaille, nous sommes au fond du baril, je suis poursuivie pour 4,6 millions $ par la famille [de la victime], je ne pourrais jamais me préparer pour cette cause si je suis en prison », a déclaré Anita Obodzinski, mardi au palais de justice de Montréal.

La femme de 54 ans s’était pourtant enrichie de 474 174 $ en 2013, quand elle avait mis en place un stratagème pour voler toutes les économies d’une aînée de 89 ans. Obodzinski avait fait de faux papiers pour faire déclarer la femme inapte et prendre le contrôle total de la victime, qui a ensuite été envoyée de force dans une résidence.

La fraudeuse s’en était sortie avec de la prison à domicile, mais elle n’a pas respecté ses conditions en ne répondant pas aux appels des personnes qui devaient s’assurer qu’elle était bien chez elle, selon l’ordonnance de la cour.

Équitation

En conséquence, les parties ont suggéré d’allonger la sentence de deux mois tout en assouplissant les droits de sortie d’Obodzinski, mais le juge Dennis Galiatsatos a semblé perplexe, trouvant la peine clémente.

Pour convaincre le magistrat, Obodzinski a témoigné de l’impact que la prison aurait sur elle et sur sa famille.

Tout en disant être complètement fauchée, la femme qui réside à Outremont a rappelé qu’elle ne pouvait pas aller en prison, puisqu’elle devait conduire sa fille, qui fréquente une école privée, à l’équitation tous les samedis.

« Je n’ai jamais commis de crime », a scandé Obodzinski, qui a semblé avoir oublié comment elle a détruit la vie d’une aînée, décédée depuis.

Le juge rendra sa sentence dans deux semaines.