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Le CHUM veut mieux nourrir ses patients

TVA Nouvelles

Le Service alimentaire du CHUM fait de grands efforts pour améliorer la réputation des repas d’hôpitaux en offrant une grande variété de plats bons à la fois pour la santé et au goût.

Cuisiniers, nutritionnistes, préposés au service alimentaire: au total, ce sont quelque 350 personnes qui mettent tout en œuvre pour bien nourrir les patients et le personnel du CHUM.

Ils utilisent des produits frais pour en faire des plats santé, savoureux et, le plus souvent, faits maison.

«On le sent si le plat est fait maison ou c'est un plat surgelé ou acheté, décongelé, réchauffé, soutient Antonio Giuletti, chef du secteur alimentaire au CHUM. Donc, moi, je crois fortement à ça.»

«C'est sûr qu'il faut suivre le calendrier des moissons ici, au Québec, mais quand on a l'opportunité, on achète local», ajoute Annie Lavoie, responsable des approvisionnements.

À titre d’exemple, une jeune patiente de l’hôpital, Octavie Lambert, a pu manger ce midi du poulet cacciatore accompagné de pâtes et de brocoli.

«C'est bon, exprime-t-elle. Les plateaux arrivent chauds. T'as quand même une bonne variété."

L’hôpital compte avoir 25% de légumes bio dès cet été. Il faut aussi tenir compte des restrictions alimentaires, ce qui implique la création de repas pour une cinquantaine de diètes différentes, comme celles faibles en sodium, sans gluten, liquides, etc.

Des versions enrichies sont aussi offertes aux patients, ce qui est essentiel quand on sait que 45% des personnes admises à l'hôpital souffrent de malnutrition.

«C'est sûr qu'il faut essayer d'aller chercher le plus de calories possible, indique Fanny Vallée, coordonnatrice du secteur alimentaire. Parce que ça fait partie de la base pour se soigner. Être bien nourri, ça évite des plaies de lit, toutes sortes de complications aussi durant l'hospitalisation. Donc, on essaie de tout donner ce dont les patients ont besoin.»

«On regarde aussi la popularité de ces mets-là auprès de notre clientèle, indique Guylaine Proulx, cheffe des activités d’alimentation. On essaie de voir aussi si on les introduit. Ce qu'on fait, c'est qu'on regarde si c'est consommé. Donc, on s'ajuste en conséquence.»

Le CHUM sert près de 2000 repas chauds et froids chaque jour, ce qui représente environ 2 millions de plats par année.

On offre même des ateliers à certains patients qui retournent à la maison.

«Des petits trucs pour que ce soit facile pour eux quand ils arrivent à la maison, précise Patrick Blouin, cuisinier et chef d’équipe. C'est des recettes qui donnent de l'énergie."

Un dessert du jour a même récemment été ajouté au menu. Parce que manger doit aussi être un plaisir!