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Le torchon brûle plus que jamais entre Québec et Ottawa

Marc-André Gagnon - Le Journal de Québec

Le torchon brûle plus que jamais entre les libéraux de Justin Trudeau et le gouvernement Legault, qui peinent à s’entendre sur de nombreux dossiers, dont celui du financement du tramway de Québec.

« Le tramway, ç’a été clair depuis le début. C’est un coût estimé de 3 G$ : 1,8 G$ assumé par le gouvernement du Québec, 1,2 G$ assumés par le gouvernement fédéral », a rappelé le premier ministre François Legault, en point de presse.

Selon des paramètres négociés sous Philippe Couillard, Ottawa ne peut actuellement réserver qu’une somme de 400 M$ dans le volet « transport en commun » d'un programme fédéral pour le projet de tramway. M. Legault refuse de « piger » les 800 M$ manquants dans une enveloppe fédérale réservée aux infrastructures « vertes », comme le suggère le gouvernement Trudeau.

« Ça n’a pas de bon sens », a lancé M. Legault, qui craint que plusieurs projets à saveur environnementale soient compromis un peu partout à travers la province en procédant de cette façon.

Guilbault visée par l’entourage de Duclos

M. Legault s’est aussi dit « surpris » par les « remontrances » formulées par l’entourage du ministre fédéral Jean-Yves Duclos. « C’est complètement aberrant de voir madame Guilbault dire n’importe quoi!!! », a écrit sur Facebook le directeur de cabinet de M. Duclos, Olivier Duchesneau, tard mardi soir.

« Québec devrait arrêter de bloquer le projet de tramway et prendre le milliard sur la table au fédéral », pouvait-on lire dans la publication qui a été supprimée après que les médias en ont fait écho.

« Je vais laisser le ministre (Duclos) lui-même répondre des commentaires de son directeur de cabinet. Je pense que c’est très impoli comme commentaire », a dénoncé le ministre des Transports, François Bonnardel, en marge du conseil des ministres.

À l’instar de son collègue aux Transports, Mme Guilbault a laissé au ministre fédéral de la Famille, des Enfants et du Développement social, le soin de répondre aux propos de son employé.

« C’est particulier », a dit la vice-première ministre, en soutenant que les relations avec M. Duclos sont autrement « excellentes ».

Questionnée en fin de journée à savoir s’il y avait eu des suites au message publié par M. Duchesneau, « non », s’est limitée à dire l’attachée de presse du ministre Duclos, Valérie Glazer.