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Les Montréalais peuvent maintenant signer la pétition électronique contre les Publisac

Elsa Iskander | Agence QMI

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GEN-PUBLISAC

Joël Lemay / Agence QMI

Les Montréalais exaspérés de recevoir des circulaires dans leur boîte aux lettres peuvent, jusqu’au 10 juin prochain, signer une pétition en ligne afin de demander à la Ville de tenir une consultation sur la possibilité de restreindre leur distribution.

La pétition doit être signée par au moins 15 000 personnes pour obliger la Ville à tenir cette consultation publique sur la réglementation concernant le Publisac, qui appartient à TC Transcontinental. Mercredi après-midi, plus de 1300 signatures avaient déjà été récoltées quelques heures après sa mise en ligne.

Les pétitionnaires souhaitent que les circulaires puissent être déposées seulement si le résident affiche un logo représentant une circulaire entourée d’un cercle bleu.

Présentement, les citoyens qui n’en veulent pas peuvent apposer un autocollant représentant une circulaire barrée dans un logo rouge. Cette volonté n’est pas toujours respectée par ceux qui les distribuent, regrette Charles Montpetit, instigateur du mouvement antipublisac à l’origine de la pétition.

Selon lui, se plaindre à ceux qui enfreignent la réglementation ne résoudra pas le problème et c’est pour cela qu’il demande à la Ville de faire respecter sa réglementation et de l’améliorer. La pétition demande d’ailleurs une application ferme de l’amende prévue en cas d’infraction, soit entre 200 $ et 500 $.

Le but n’est pas d’interdire complètement les circulaires, a insisté M. Montpetit, mais de restreindre leur distribution aux seules personnes voulant explicitement les recevoir. La loi canadienne antipourriel permet déjà de limiter la diffusion de contenu non sollicité, a-t-il fait remarquer.

Protéger l’environnement

Les pétitionnaires demandent également le remplacement de tout sac de plastique pour circulaires par un emballage qui n’a pas à être séparé du contenu pour être recyclé. La démarche est appuyée par 13 groupes environnementaux.

Selon le mouvement Antipublisac, les mesures permettront de réduire les «500 tonnes d'articles publicitaires distribués chaque semaine» et de mettre une halte à «l'usage hebdomadaire de 900 000 sacs de plastique, qu'il faut présentement trier à part avant le dépôt dans un bac vert».

«On pense qu’il y a quand même quelque chose d’intéressant dans cette option de pouvoir dire: seuls les ménages qui vont décider de recevoir par un autocollant sur leur boîte aux lettres le Publisac pourront l’avoir», a commenté Laurence Lavigne Lalonde, conseillère de la Ville. Cela peut «aider à réduire à la source la quantité de papier qui est utilisée».

Il s’agit de la première fois qu’il y a un droit d’initiative en ligne, a par ailleurs relevé Mme Lavigne Lalonde. Le droit d'initiative permet à la population montréalaise de lancer une consultation publique.

M. Montpetit espère que les résidents d’autres villes emboîteront le pas et demanderont aussi à leur municipalité de revoir la distribution des circulaires. Des initiatives citoyennes ont déjà pris forme, assure-t-il, sans nommer de ville en particulier.

«Je crains que les compagnies de circulaires essaient de contrer cette tactique-là», a-t-il indiqué.

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