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«On ne veut pas montrer une personne en fauteuil roulant», déplore une femme qui peine à trouver du travail

Élise Jetté

 - Agence QMI

Une résidente de Drummondville qui se déplace en fauteuil roulant déplore l’absence d’accessibilité aux emplois pour les personnes qui souffrent d’un handicap.

«On ne veut pas montrer une personne en fauteuil roulant à l’entrée de notre entreprise», lui a-t-on déjà répondu après une entrevue d’embauche.

Mélodie Courtois, atteinte de l’ataxie de Friedreich – une maladie neuromusculaire génétique caractérisée par la dégénérescence spinocérébelleuse –, s’est confiée mercredi à Me François-David Bernier à l’émission «J’appelle mon avocat» sur QUB radio.

Elle s’insurge entre autres contre le gouvernement du Québec, qui l’avait employée et qui l’a mise à pied deux mois seulement après son embauche.

«Ils m’ont dit que mes limitations physiques étaient trop importantes alors qu’ils n’avaient même pas fait l’effort d’adapter mon lieu de travail. Ils ont dit: "On n’adaptera rien tant que ta période probatoire de six mois ne sera pas faite", mais ils ne m'ont pas laissé faire six mois.»

On lui refuse souvent un emploi sous d’autres prétextes, en contournant la véritable raison, croit-elle. «Ils prennent des détours, me disent qu’ils ont un candidat avec plus d’expérience, a-t-elle dit. J’ai fait sept ans d’études postsecondaires, mais ma vie est un éternel combat.»

Elle souhaite évidemment avoir accès à une certaine indépendance financière pour se sentir plus libre. «Je veux contribuer comme tout le monde au fonctionnement de la société. Je veux aider mon mari à rapporter de l’argent. Je ne veux pas vivre aux crochets de la société», a-t-elle lancé.