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«Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu?»: douce France...

Isabelle Hontebeyrie | Agence QMI

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Dans «Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu?», Christian Clavier et Chantal Lauby reprennent leurs rôles de patriarche et de matriarche de cette famille pas comme les autres... avec tous les clichés éculés qui en découlent.

Claude (Christian Clavier) et Marie (Chantal Lauby) Verneuil coulent des jours heureux près de Chinon, maintenant que le choc du mariage de leur quatrième fille est passé. On retrouve donc des couples formés par Odile (Julia Piaton) et David (Ari Abittan), Isabelle (Frédérique Bel) et Rachid (Medi Sadoun), Ségolène (Emile Caen) et Chao (Frédéric Chau) ainsi que Laure (Élodie Fontan) et Charles (Noom Diawara), deuxième génération désormais habituée aux préjugés des Verneuil.

Cela ne s’arrange pas lorsque Claude et Marie décident de rendre visite aux familles de leurs gendres en s’offrant un véritable tour du monde via l’Algérie, Israël, la Chine et la Côte d’Ivoire. De retour dans leur douce France, ils ont, en outre, la désagréable surprise d’apprendre que leurs quatre filles (en plus de leurs gendres et nombreux petits-enfants), ont décidé de quitter l’Hexagone pour aller s’établir à l’étranger. Parce que Marie est désespérée, Claude, désormais à la retraite, imagine un plan diabolique afin de convaincre ses gendres de rester près d'eux.

Parce que la recette n’est pas nouvelle – «Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu?» étant sorti en 2014, il n’est pas encore remisé au fond de nos mémoires –, le long métrage peine à trouver son rythme. On sent, notamment au début, que les scénaristes Philippe de Chauveron (qui agit également à titre de réalisateur) et Guy Laurent ont eu du mal à tracer une ligne narrative claire. De fait, le spectateur patauge un peu, se demandant où tout ce beau monde veut en venir.

Une fois les enjeux fixés – le départ imminent des quatre couples –, «Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu?» s’allège un peu et retrouve le charme du premier opus, même si l’ajout de la sous-intrigue du mariage lesbien peut sembler balourd.

Plusieurs plaisanteries fonctionnent plutôt bien, alors que le parallèle entre les préjugés de Claude et ceux d’André (Pascal Nzonzi), père de Charles, est sympathique. On sent, de surcroît, l’évident plaisir des comédiens à retrouver des situations et des dialogues familiers. Le tout forme donc un ensemble mignon, mais jamais hilarant.

Note: 3 sur 5