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Véhicules en libre-service: Montréal se prépare à accueillir des trottinettes et des vélos sans ancrage

Camille Dauphinais-Pelletier | Agence QMI

 - Agence QMI

Les trottinettes et vélos électriques en libre-service pourraient faire de la compétition à BIXI cet été dans les rues de Montréal, si on en croit la Ville, qui a présenté un règlement pour les encadrer, et ce, même si le gouvernement provincial ne permet pas encore leur utilisation dans les rues.

Au ministère des Transports, on soutient qu’il est «trop tôt présentement pour indiquer s’il va y avoir un projet pilote» permettant l’introduction de trottinettes électriques sur les routes, mais, selon Montréal, des rumeurs veulent qu’un arrêté ministériel soit diffusé au printemps.

La branche d'Uber qui offre des vélos en libre-service, JUMP, ainsi que le service de trottinettes électriques Lime, financé notamment par Uber et Google, ont confirmé au «24 Heures» leur intérêt à s’implanter dans la métropole.

Le responsable du transport au comité exécutif Éric Alan Caldwell a souligné mercredi que la Ville est ouverte à la présence de tels véhicules sur son territoire, mais qu’à la lumière de ce qui se passe dans d’autres villes à travers le monde, il est important de faire une règlementation en amont.

«Il y a, à certains endroits, ces véhicules-là, des vélos, des mobylettes, qui traînent sur le trottoir, qui entravent le passage, qui peuvent être une nuisance importante», a-t-il dit.

Stationnement

Le cadre réglementaire qui sera adopté par la Ville en avril prévoit des modalités pour le stationnement de ces véhicules, qui ne pourront ni circuler ni être immobilisés sur les trottoirs.

La Ville pourra donner des constats d’infraction aux clients ainsi qu’aux exploitants si les véhicules se retrouvent à des endroits interdits. En cas de signalement en plein jour, la compagnie devra déplacer l'engin dans les deux heures.

Initialement, le stationnement de ces véhicules sera permis uniquement à certains endroits situés dans l’arrondissement de Ville-Marie. D'autres arrondissements pourraient par la suite décider de désigner des espaces sur leur territoire.

Permis à 15 000 $

Pour responsabiliser les exploitants et attirer des candidatures sérieuses, la Ville a décidé de délivrer des permis assez coûteux. Pour une flotte de 250 véhicules et moins, le permis coûtera 15 000 $. Les compagnies devront aussi avoir un centre d’opération à Montréal.

C’est l’arrêté du gouvernement du Québec qui spécifiera les limites de vitesse pour ces véhicules, et qui pourrait rendre obligatoire le port du casque en trottinette électrique.

Et BIXI?

Les véhicules à libre-service sans ancrage se placeront en compétition directe avec BIXI, service dans lequel la Ville de Montréal investit massivement.

Selon M. Caldwell, le contrôle de l’offre, son large déploiement et la présence de bornes fixes sont des points forts assez importants pour que BIXI perdure.

«Dans le balisage qu’on a fait ailleurs dans le monde, quand il y a un système public performant de vélo en libre-service, c’est toujours la colonne vertébrale du service», a-t-il mentionné.

Comment ça marche?

Trottinettes électriques Lime

Une application permet de localiser les trottinettes disponibles sur une carte. Une fois arrivé au véhicule, l’utilisateur doit le débarrer en scannant un code QR avec son téléphone. Selon les prix affichés sur le site web de Lime, il faut compter 1 $US comme frais de base pour chaque utilisation, plus 15 sous par minute. L’entreprise est financée notamment par Google et Uber.

Vélos électriques JUMP

Dans les villes où les vélos électriques JUMP sont présents, on peut les localiser dans l’onglet «vélos» de l’application Uber, propriétaire de ce service. Les vélos se débarrent grâce à un code et, après l'utilisation, on se sert du cadenas antivol dont ils sont munis pour les verrouiller sur un support à vélo. Les tarifs varient selon les villes.

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