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À l’aube d’une «Scheer-manie» au Québec?

TVA Nouvelles

Dans la foulée du sondage Léger mesurant l’amour des Québécois envers les chefs de partis fédéraux, les analystes de «La Joute» se demandent si Andrew Scheer, chef du Parti conservateur, peut susciter autre chose que de l’indifférence auprès des électeurs.

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Scheer récolte 16% d’appui à la question «quel chef ferait le meilleur premier ministre?», 12% derrière Justin Trudeau et 10% derrière les intentions de vote de son propre parti.

«Est-ce qu’on est à l’aube d’une Scheer-manie? Je ne pense pas. Ce n’est pas quelqu’un qui suscite l’adhésion ou qui a un charisme débordant [...] Il ne récolte pas 16% parce qu'il est détesté. Il suscite plus l’indifférence qu’autre chose», avoue d’emblée Jonathan Trudeau.

L’analyste estime toutefois qu’il serait mal avisé de sous-estimer le «potentiel de croissance» d’Andrew Scheer, qui semble sérieux dans sa démarche pour conquérir le cœur des Québécois: un champ de bataille cruciale lors des élections l'automne prochain.

«Son chef de cabinet est un jeune homme du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Son attaché de presse est du Québec [...] On y met vraiment toute la gomme», explique Jonathan Tudeau.

«S’il ne fait pas de faux pas, il est capable d’au moins maintenir, voire gagner quelques points plus on se rapprochera de la campagne électorale», estime pour sa part l’analyste Régine Laurent, précisant qu’il pourrait de la perte de lustre de Justin Trudeau.

 

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