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Le sort d’All Boivin entre les mains du juge

Andréanne Larouche

 - Agence QMI

Le sort d’All Boivin, accusé d’avoir battu et agressé sexuellement une jeune femme dans le secteur Laterrière, à Saguenay, est maintenant entre les mains du juge. Son procès a pris fin jeudi à la suite des plaidoiries.

La Couronne soutient que le témoignage de la présumée victime est sans équivoque, tout comme les bleus constatés sur son corps et la scène où l’altercation s’est déroulée, en juillet dernier.

Me Karen Inkel souligne qu’All Boivin a changé la version des faits qu'il avait donnée aux policiers à la suite de son arrestation. À ce moment-là, il disait ne pas savoir ce qui s'était passé. Or, il raconte aujourd’hui les événements en détail et soutient que c'est la jeune femme qui l'aurait d'abord attaqué.

All Boivin prétend aussi avoir été aspergé de poivre de Cayenne au point où, à un certain moment, il devait avancer à tâtons parce qu’il ne voyait plus rien. Toutefois, il affirme avoir vu la plaignante s'enfarger pour ensuite débouler les escaliers.

La Couronne a aussi rappelé qu'outre de nombreuses ecchymoses, la jeune femme a subi des lacérations au foie, des blessures qui auraient pu être mortelles.

Une version exagérée selon la défense

L’avocat d’All Boivin, Me Pierre Gagnon, prétend que la version de la présumée victime est amplifiée. Il a relevé plusieurs contradictions dans son témoignage.

Ce dernier observe qu’aucune trace de poivre de Cayenne n’a été trouvée près du bain où la plaignante a affirmé avoir été aspergée. Il soutient également que les marques sur son cou ne peuvent avoir été causées par un étranglement avec une laisse de chien, comme le prétend la présumée victime.

En ce qui concerne l’accusation d’agression sexuelle armée contre All Boivin, la défense estime que l’aliment qui a été retrouvé dans les organes génitaux de la présumée victime pourrait provenir d’ébats sexuels qu’elle aurait eus avant l’altercation, puisqu'elle avait tendance à utiliser des objets sexuels dans ses relations.

La Couronne rejette complètement cette allégation, soulignant que les objets utilisés par la plaignante par le passé étaient des jouets sexuels, destinés à cette fin, et non pas des aliments.

Finalement, l’avocat de la défense soutient qu’All Boivin doit être reconnu coupable d’une accusation de voies de fait causant des lésions, et non de voies de fait graves, et d’une accusation de trafic de cocaïne, mais qu’il doit être acquitté de tous les autres chefs.

La Couronne a de son côté accepté de laisser tomber l’accusation de menace et de séquestration.