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Prostate: la détection précoce augmente les chances de survie

Jean-François Racine | Le Journal de Québec

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Le Journal s’est entretenu avec Christian Fortin, médecin de famille à la clinique Médic Axion de Québec, au sujet du cancer de la prostate.

Le cancer de la prostate est-il fréquent?

Il s’agit d’un cancer très fréquent, le plus fréquent chez les hommes. On ne connaît pas le stade de sa maladie, mais c’est important de détecter le cancer le plus vite possible.

Comment est-il dépisté?

Il n’existe pas de programme de dépistage systématique du cancer de la prostate. À partir de 50 ans, on doit discuter de la pertinence du dépistage dans chaque cas. Le dépistage consiste en un toucher rectal et un test sanguin. C’est la combinaison des deux qui est le mieux.

Faut-il absolument le traiter?

En vieillissant, bien des hommes vont développer un cancer de la prostate qui est non agressif et les hommes vont mourir d’autres causes. Le stade de la maladie et l’âge du patient sont deux données importantes. Chez un homme de 80 ans, il faut discuter de la pertinence de traiter ou pas.

Les pronostics sont-ils bons?

Lorsqu’une personnalité publique annonce une telle maladie, ça sensibilise tout le monde à cette problématique. Les pronostics de survie sur cinq ans sont excellents. C’est un cancer qui a des traitements efficaces.

► Au Canada, la survie nette après cinq ans est de 95%