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«Beaucoup de compassion et de tristesse» après l’attentat de Christchurch

TVA Nouvelles

Deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, ont été le théâtre au cours des dernières heures d’attaques meurtrières dont le récit donne froid dans le dos.

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Claudia Brochu, une résidente de Wellington, la capitale de ce pays de l’Océanie, a appris la nouvelle une heure ou deux après les tragiques événements. «Les nouvelles voyagent vite ici, c’est un pays très petit», a confié la jeune femme d’origine québécoise, ce matin à LCN.

«La réaction instantanée sur les réseaux sociaux et même dans la rue, c’est beaucoup de compassion et de tristesse. Je vois beaucoup de compassion de la part de la population néo-zélandaise qui ne se reconnait pas du tout dans cela.»

«C’est le genre d’événement qui n’arrive pas en Nouvelle-Zélande. C’est un pays qui est reconnu comme étant l’un des plus sécuritaires dans le monde. C’est donc vraiment presque du jamais vu», ajoute-t-elle, sans parler d’état de panique.

La jeune femme note que la réaction spontanée de ses concitoyens est d’apporter leur soutien à la communauté locale islamique. «[La population] leur offre de l’aide, de les accompagner dans la rue, s’ils se sentent en danger. On voit beaucoup de générosité en revers de cet événement horrible.»

Mme Brochu se dit surprise par un tel drame étant donné que sa ville est comme «un gros melting pot» ayant une «mentalité très ouverte» et où habitent des gens provenant des quatre coins du monde.

Par contre, Christchurch, la ville où se sont produits les attentats, forme une communauté plus homogène, décrit-elle. «Il y a moins d’immigrants, mais je n’ai quand même jamais senti une atmosphère d’extrême droite, ici, dans ce pays. Tout le monde a une opinion différente et, en ce moment, je crois que l’immigration est un gros sujet à travers le monde», avance-t-elle.

À ce moment-ci, il importe de ne pas se laisser submerger par la peur, plaide Mme Brochu, sinon, les terroristes pourront crier victoire. «Face à l’horreur de l’événement, on ne va pas paniquer ni se laisser avoir, on va plutôt tendre la main, essayer d’aider et de réconforter les familles des victimes», conclut-elle.

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