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«Je suis tatouée Québec solidaire sur le front» - Nima Machouf, candidate au NPD

Élise Jetté | Agence QMI

Nima Machouf, qui compte briguer les suffrages pour le Nouveau Parti démocratique (NPD) lors des prochaines élections fédérales, est également la femme d’Amir Kahdir, ancien porte-parole de Québec solidaire (QS), mais elle souhaite que l’on comprenne les bases de son militantisme, dont le point central n’est pas la souveraineté.

«Je suis progressiste avant tout», a-t-elle expliquée sur QUB radio, vendredi.

«Je suis tatouée Québec solidaire sur le front», a-t-elle tout de même précisé à l’émission «Dutrizac de 6 à 9».

«J’ai toujours milité pour les droits de la personne, l’égalité dans la société, le partage des richesses», a soutenu Mme Machouf au micro de Benoit Dutrizac.

«Le bien commun, je le retrouve à Québec solidaire. (...) Je retrouve ces mêmes principes au NPD et à Projet Montréal, au municipal. Je n’y vois absolument pas de contradiction.»

Québec solidaire n'est «pas nécessairement souverainiste»

Québec solidaire se réclamant un parti souverainiste, M. Dutrizac a remis en question l’allégeance de Mme Machouf, qui briguera les suffrages au sien d’un parti fédéraliste.

«Je ne vais pas militer pour la souveraineté, a-t-elle lancé. Je milite pour une société juste. Si on a besoin de la souveraineté pour y arriver, on va y penser, mais ce n’est pas mon cheval de bataille.

Alors que son mari se dit ouvertement souverainiste, elle assure que ce n’est pas son cas.

«C’est quoi cette affaire-là, une femme qui ne vote pas comme son mari», a plaisanté Benoit Dutrizac.

«C’est le mari qui va devoir voter comme sa femme», a répondu Nina Machouf en riant.

Le Bloc encore pertinent?

Elle a été très claire concernant le Bloc québécois: ce parti ne répond pas à ses valeurs. «Il veut l’indépendance à tout prix et il pense qu’on doit absolument être indépendantiste pour défendre les droits des Québécois», a-t-elle soutenu.

Elle est consciente que le NPD a «une pente à remonter», notamment au Québec. «On a six mois avant les élections et j’ai confiance», a soutenu Mme Machouf.

En ce qui concerne le signe religieux visible porté par son chef Jagmeet Singh, elle ne croit pas que cela affecte l’opinion publique. «Je viens d’un pays où j’ai vécu la dictature religieuse, a-t-elle rappelé. La liberté de religion individuelle existe dans la charte. Les gens ont le droit de croire à ce qu’ils veulent. Il faut aller au-delà des symboles. On ne veut pas que la religion s’immisce dans la politique. La chose publique est laïque.»