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Nouvelles sanctions contre la Russie

Agence QMI

MATTHEW USHERWOOD/AGENCE QMI

À l’instar de l’Union européenne et des États-Unis, le Canada impose de nouvelles sanctions à la Russie relativement à l'Ukraine.

Le gouvernement Canada a indiqué que ces sanctions, annoncées vendredi, se veulent une «réponse aux actions agressives de la Russie en mer Noire et dans le détroit de Kertch, et à la suite de l’annexion illégale de la Crimée par la Russie» en 2014, a-t-on précisé, par communiqué.

Les sanctions, qui prescrivent un gel des avoirs et une interdiction des transactions, visent les actions militaires russes contre trois navires ukrainiens et la capture de marins de ce pays en mer Noire, l’automne dernier.

Ainsi, 114 personnes et 15 entités sont visées par les sanctions en vertu de la Loi sur les mesures économiques spéciales. À la suite de l’annexion illégale de la Crimée par la Russie en 2014, le Canada avait déjà sanctionné 300 personnes, ce qui porte le total, à ce jour, à 429 personnes visées par les mesures d’Ottawa.

«Le Canada et ses alliés accordent leur appui indéfectible à l’Ukraine, à sa souveraineté et à son intégrité territoriale. Les provocations de la Russie dans le détroit de Kertch, ainsi que l’invasion illégale et l’occupation continue de la Crimée, ne resteront pas impunies», a dit la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland.

«En collaboration avec nos partenaires internationaux, nous demandons à la Russie de libérer immédiatement les 24 militaires ukrainiens détenus et de restituer les navires saisis. La Russie doit permettre la circulation libre et sans entrave dans le détroit de Kertch et la mer d’Azov», a ajouté Mme Freeland.

«Les mesures prises aujourd’hui démontrent que le Canada et la communauté internationale sont prêts à imposer un fardeau financier à la Russie lorsqu’elle fait fi du droit international et de l’ordre international fondé sur des règles», a-t-elle conclu.