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Plus de 300 paramédics réunis en congrès à Québec

Danny Côté | TVA Nouvelles 

Plus de 300 paramédics sont réunis à Québec dans le cadre d'un congrès où il est notamment question de la formation des paramédics communautaires, dans le contexte où on entend souvent parler du manque d'ambulances et de l'engorgement des urgences.

«Prenons une situation hypothétique, une coupure banale à un doigt. Le paramédics va évaluer, faire des pansements et doit finir par transporter le patient à l'hôpital, même si ce n'est plus nécessaire», a expliqué à TVA Nouvelles le président de la Corporation des paramédics du Québec, Guillaume Champagne-Raymond.

Infection urinaire, reflux gastrique, détresse psychologique, c'est facile de composer le 911.

«Quand les gens ont besoin d'aide, ils font le 911, mais c'est une mauvaise utilisation», a ajouté Dominic Chaput de la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec (CTAQ).

Environ 30 % des transports à l'urgence pourraient être évités, mais la loi oblige le paramédics à transporter chaque patient au centre hospitalier.

Les paramédics sentent qu'ils ont les mains liées. Ils réclament un ordre professionnel pour être en mesure de prendre plus de décisions, de faire du triage avant de se rendre à l'urgence et diriger le patient ailleurs.

Une agente de recherche au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale va mettre sur pied un projet pilote sur la pratique communautaire avec des paramédics de Québec dans les prochains mois.

«Encore faut-il que les ressources, comme les cliniques, les CLSC et les intervenants psychosociaux acceptent de recevoir les patients après les recommandations des paramédics», a mentionnée Jessica Harrison.

Au cabinet de la ministre de la Santé et des Services sociaux, on indique être ouverts à éventuellement examiner l’intégration des paramédics communautaires.

«La priorité est de permettre aux paramédics d'utiliser au maximum leurs compétences, incluant la possibilité pour eux d'amener des patients ailleurs qu'à l'urgence. Cela doit passer, entre autres, par la création d'un ordre professionnel», a-t-on dit.

D'autres provinces, comme l'Ontario, ont élargi le rôle communautaire aux ambulanciers.