/news/politics

Ottawa toujours en discussion avec Québec

Journal de Québec et Agence QMI

Le gouvernement fédéral espère toujours que Québec participe financièrement à repeindre le pont de Québec, même si le gouvernement Legault a clairement fermé la porte à toute contribution cette semaine.

«Depuis ce que vous avez publié, moi, je suis toujours en discussion. J’essaie toujours d’amener des solutions pour réduire la contribution financière du Québec», a souligné le ministre fédéral François-Philippe Champagne à notre Bureau d’enquête, faisant référence à un article publié mercredi dans le «Journal de Montréal».

On y apprenait qu’Ottawa a proposé en février dernier au gouvernement du Québec et au Canadien National (CN), qui est propriétaire du pont de Québec, de partager en trois parts égales de 186,33 millions $ les coûts pour repeindre la structure, désormais évalués à 559 millions $.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Les réactions n’avaient pas tardé à Québec. Le gouvernement provincial considère en faire déjà assez en assumant 200 millions $ des coûts pour la réfection à venir du tablier du pont.

«C’est au CN puis au fédéral de payer pour [la peinture]», avait tranché François Legault, lors d’une mêlée de presse mercredi à l’Assemblée nationale. Le premier ministre avait alors rappelé que de refaire la peinture du pont était une promesse électorale de Justin Trudeau en 2015, et non la sienne.

«À court terme, il est hors de question qu’on mette 186 millions $ [pour repeindre le pont]», avait signalé de son côté le ministre des Transports, François Bonnardel.

Message entendu

«J’ai entendu ce que M. Legault a dit. J’ai entendu ce que M. Bonnardel a dit», a assuré François-Philippe Champagne.

Craignant de «compromettre le projet», le député libéral fédéral de Saint-Maurice-Champlain a refusé de chiffrer l’entente financière qu’il espère avec Québec et le CN.

M. Champagne s’est limité à répéter que la contribution demandée à Québec n’est que de «quelques millions par année sur 25 ans». «C’est plus qu’un, et c’est moins que sept», a fini par préciser le ministre.

Il a également refusé de confirmer si le CN, qui se fait avare de commentaires, est bel et bien enclin à signer un chèque pour contribuer aux travaux de peinture sur le pont dont il est propriétaire.

- Avec la collaboration de Marc-André Gagnon

Dans la même catégorie