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Émilie Bierre: un poisson, un lion et Quentin Tarantino

Isabelle Hontebeyrie | Agence QMI

Une colonie

Le Journal de Québec

L’actrice de 14 ans Émilie Bierre, porte-parole de la Fondation Jasmin Roy, est sur tous les écrans. Et elle se prête au jeu de notre questionnaire...

Émilie, quel est votre premier souvenir d’une salle de cinéma?

«Les rois du surf», que j’étais allée voir avec ma famille. Je ne sais pas ce qui m’a marquée dans le fait de rentrer dans une salle de cinéma. J’ai toujours eu une passion pour les films et les séries télé. Depuis que je suis toute petite, je ne peux pas rester assise devant un écran. Quand j’étais enfant, une fois que je connaissais le film, je me levais et j’imitais les personnages, comme si j’étais dans la scène avec eux.

Est-ce dur de grandir dans l’œil du public?

Je n’ai jamais trouvé ça dur! C’est sûr que ça implique des sacrifices par rapport à la vie scolaire et sociale. Dans mon enfance, j’ai passé plus de temps avec des adultes qu’avec des enfants et ça peut chambouler certaines choses. Mais je suis bien entourée et je considère qu’à date, ça s’est bien fait. J’ai commencé quand j’avais cinq ans et toute ma vie scolaire s’est faite à travers les tournages, je me suis vraiment épanouie dans ce milieu. Je suis bien dans ce parcours et je pense que c’est une preuve que je suis heureuse.

Le premier film qui vous a marquée?

«Trouver Nemo»! Ce film a été un coup de cœur quand j’étais toute petite. Je dormais pratiquement avec le DVD dans les mains. J’étais folle de ce film. Malheureusement, un jour, j’ai cassé le DVD.

Et plus récemment?

Le dernier qui m’a le plus chamboulée par sa beauté et par le jeu extraordinaire des acteurs, c’est «Appelle-moi par ton nom» avec Timothée Chalamet qui est incroyable!

Le film dans lequel vous aimeriez vivre?

Je dirais «Retour vers le futur» parce que j’ai toujours été passionnée par les années 1980. Et vivre dans un univers où on peut changer d’époque en quelques secondes avec une voiture...

Votre premier «kick» au grand écran?

Simba dans «Le Roi lion» quand j’étais toute petite, même si je savais qu’il s’agissait d’un dessin animé! Sinon, Leonardo DiCaprio... dans «Titanic» quand il était plus jeune!

Un acteur ou une actrice qui vous fascine?

Il y en a trois. Timothée Chalamet pour son jeu naturel et sa beauté. Il a vraiment un grand talent. Natalie Portman, que j’ai découverte dans «Léon, le professionnel». Elle l’a tourné quand elle avait 12 ans environ. Elle me fascine parce qu’elle a commencé toute jeune et elle a encore un grand talent et a bien choisi ses projets. Enfin, un acteur québécois, Théodore Pellerin. C’est vraiment un acteur qui a un laisser-aller épatant. Il ne joue pas seulement avec sa voix et ses yeux, mais avec son corps.

Une réalisatrice ou un réalisateur avec qui vous aimeriez travailler?

Il y en a deux. La première est Marianne Farley qui revient tout juste des Oscars avec son court-métrage «Marguerite». Je l’ai  rencontrée sur le tournage du film «Les nôtres» l’an dernier. Sinon, quelqu’un qui m’a vraiment marquée est Quentin Tarantino. C’est un grand rêve!

Pourrait-on vous voir, un jour, derrière la caméra?

Oui, j’aimerais beaucoup apprendre la réalisation. J’ai eu la piqûre après le tournage d’«Une colonie» parce que c’est la réalisatrice, Geneviève Dulude-De Celles, qui m’a introduit à cela. J’ai découvert une deuxième passion.