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«Le parc des merveilles»: une bien belle allégorie

Isabelle Hontebeyrie | Agence QMI

Dans «Le parc des merveilles», nouveau film d’animation des studios DreamWorks, la jeune June, doublée par Sarah-Jeanne Labrosse le temps de la version présentée au Québec, doit retrouver son sens de l’émerveillement suite à l’hospitalisation de sa mère.

June a 10 ans. Son passe-temps favori est de construire, avec sa mère, des manèges de parc d’attraction en modèle réduit. Son imagination aidant, le parc, baptisé Parc des merveilles prend vie, avec ses peluches comme acteurs principaux.

C’est le chimpanzé Peanut qui crée les manèges en suivant les instructions de June et sa mère. Car ce sont les animaux qui assurent le succès de ce parc sortant de l’ordinaire. Ainsi, l’ours bleu Boomer accueille les visiteurs, Gus et Cooper – deux castors – font les 400 coups, Steve le hérisson est chargé de la sécurité, tandis que Greta, une laie, est la boute-en-train du groupe.

Ce parc s’anime dans l’esprit de June et sa mère, et la fillette partage son excitation avec ses amis. Malheureusement, sa mère tombe malade et doit partir suivre des traitements médicaux. June décide alors de remiser son parc, de ranger ses toutous. Elle s'interdit alors de s’amuser et de rêver.

Par contre, lorsque June découvre, par hasard, un «Parc des merveilles» abandonné dans une forêt, lieu semblable en tous points au sien, elle décide de le sauver.

Écrit par Josh Appelbaum et André Nemec (tous deux collaborateurs pour «Mission impossible – Protocole fantôme»), ce «Parc des merveilles» est une proposition inhabituelle dans le domaine des films destinés aux enfants. En effet, l’émotion et le réalisme dominent dès les premières images. Si la maladie de la mère n’est pas expliquée, le choc de son absence sur la fillette, sa colère et son renfermement sur elle-même constituent le point central du discours de cette production.

Visuellement, les décors du parc entraînent les spectateurs, quel que soit leur âge, dans un univers amusant et énergique où les jeunes se reconnaîtront. L’imagination débordante de la fillette, sa débrouillardise et son inventivité offrent également un modèle enfantin rafraîchissant de sincérité et de spontanéité. À voir.

Note: 3,5 sur 5