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Les vieux partis s’effondrent

Charles Lecavalier | Journal de Québec

Le Parti libéral du Québec et le Parti québécois, qui ont dominé la politique québécoise depuis près de cinquante ans, sont à l’agonie, dévoile un sondage Léger.

«Le PQ et le PLQ coulent. Les deux partis politiques traditionnels s’effondrent au profit de deux extrêmes, la CAQ et Québec solidaire. Ils obtiennent tous les deux leurs pires scores jamais mesurés», note le sondeur Jean-Marc Léger.

 

Ce nouveau coup de sonde est désastreux pour le PLQ, qui se retrouve aujourd’hui avec 21 % des intentions de vote, un chiffre gonflé par un soutien plus important dans la métropole.

 

Pour le Parti québécois, la glissade est encore plus dramatique. Il se retrouve maintenant nez à nez avec Québec solidaire en récoltant 15 % d’appui, du «jamais vu» selon M. Léger.

Fournier avait raison

Il croit que ces résultats soutiennent les durs constats faits par la députée de Marie-Victorin, Catherine Fournier, qui a quitté le PQ lundi dernier, car «les Québécois ont tourné la page sur le Parti québécois». «Catherine Fournier avait raison : ça va mal au Parti québécois. Et [le sondage effectué] c’est avant son départ fracassant. Le constat qu’elle fait est vrai. Le PQ est à 15 % et c’est catastrophique», note l’analyste.

«Quand tu regardes le PQ, qui est rendu à 12 % et bon dernier chez les 18-34 ans, il y a comme un problème», ajoute-t-il. De son côté, Québec solidaire stagne à 15 % et ne semble pas profiter pour l’instant des malheurs de l’autre parti indépendantiste.

Du jamais vu depuis Bouchard

Alors que ces deux «vieux partis» sont dans la misère, la CAQ de François Legault atteint des sommets historiques. Avec 44 % des intentions de vote et 52 % d’appuis chez les sondés francophones, «il écrase les autres partis», lance Jean-Marc Léger. Du jamais vu depuis 20 ans.

 

«Le soir des élections du 30 novembre 1998, Lucien Bouchard a obtenu 43 % du vote et 52 % du vote francophone. Ce fut la dernière fois qu’un parti eut obtenu une majorité simple de votes chez les francophones», a-t-il précisé par la suite. Il s’agit d’un tour de force, alors que quatre partis se font maintenant entendre à l’Assemblée nationale.

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