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Ottawa condamne toujours la Russie pour l'annexion de la Crimée

Agence QMI

TVA NOUVELLES/AGENCE QMI

Cinq ans jour pour jour après que la Crimée eut rejoint la Russie, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, continue d’y voir une «invasion et une annexion illégales».

«Nous continuons de condamner avec la plus grande fermeté cette violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine», a poursuivi la ministre dans un communiqué.

Déjà vendredi, le gouvernement fédéral s’est joint à l’Union européenne et aux États-Unis en imposant de nouvelles sanctions contre 129 personnes et 15 entités proches de Moscou, dont plusieurs sont liés à l’annexion de la Crimée. Depuis cinq ans, 429 personnes ont été visées par les sanctions canadiennes.

«Avec la communauté internationale, nous continuerons à maintenir la pression, notamment par l’adoption de sanctions économiques, jusqu’à ce que la Russie respecte la souveraineté de l’Ukraine et le droit international», a maintenu Mme Freeland, elle-même d’origine ukrainienne et reconnue pour ses positions pro-Ukraine de longue date.

Chrystia Freeland est d’ailleurs interdite de séjour en Russie depuis l’imposition des premières sanctions canadiennes à la suite de l’annexion de la Crimée en 2014.

Région à forte majorité russophone, la Crimée a fait sécession de l’Ukraine à la suite de la chute du président pro-russe Viktor Ianoukovytch. Le 16 mars 2014, la région a choisi de rejoindre la Russie dans un référendum contesté par une importante partie de la communauté internationale.

Depuis, l’autorité russe s’y applique de facto, même si la plupart des États ne reconnaissent pas l’annexion. Ottawa y répertorie plusieurs violations des droits de l’homme, dont la répression violente de l’opposition.