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Entente entre le syndicat et Bedrock Industries sur la renaissance d’une usine de boulettes de fer à Sept-Îles

Alexandre Cantin | TVA Nouvelles

Une entente de principe a été conclue entre le Syndicat des Métallos et Bedrock Industries qui souhaite relancer la production à l’usine de boulettes de fer de Sept-Îles, sur la Côte-Nord, désaffectée depuis 2013.

La compagnie américaine prend les bouchées doubles afin d’exploiter l’usine dès novembre prochain.

Bedrock Industries n’a pas encore acquis l’usine de boulettes de fer fermée par la minière Cliffs en juin 2013, mais cela ne l’empêche pas de s’entendre avec le syndicat qui représentera ses futurs employés.

L’entente de principe conclue au terme de trois jours de négociation prévoit la signature éventuelle d’une convention collective de trois ans. Elle permet à la compagnie, qui souhaite embaucher 170 travailleurs, d’avoir une idée précise de ses coûts de main-d’oeuvre.

«On a été agréablement surpris de voir comment ces gens-là connaissaient l’usine de boulettage. Ils avaient déjà des plans et des maquettes quant à l’opération, a expliqué le coordonnateur du Syndicat des Métallos sur la Côte-Nord, Nicolas Lapierre. C’est des gens sérieux et conscients qu’il fallait offrir des conditions salariales compétitives dans le marché.»

L’usine de boulettes de fer et les installations de manutention qui l’entourent ont été acquises par le gouvernement du Québec via la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire où travaille actuellement Robert Roy. Il était président du Syndicat des travailleurs de l’usine lors de sa fermeture il y a plus de 5 ans et a participé à la négociation avec Bedrock. Il croit possible l’ouverture de l’usine l’automne prochain, mais considère que l’échéancier est serré et que le défi de recrutement de main-d’œuvre est grand.

«C’est optimiste, mais réaliste. Ça peut se faire, mais il fait que ça commence au maximum en mai. On sait que l’usine a fermé en 2013. Il y a beaucoup de travaux à faire là-dedans. Beaucoup d'amour à avoir avant de mettre ça en marche et voir de la fumée sortir des cheminées »

Le directeur de la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire, Michel Robitaille, confirme que les démarches se poursuivent avec Bedrock Industrie pour la vente de l’usine de boulettes de fer.

Les parties ont convenu de se rencontrer la semaine prochaine pour discuter de divers points techniques touchant notamment l’approvisionnement de l’usine en matières premières.

Selon certains chiffres qui circulent, des investissements dépassant les 400 millions de dollars seront nécessaires pour relancer l’usine.