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1,7 milliard pour former les travailleurs

Christopher Nardi | Agence QMI

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

Les travailleurs canadiens qui veulent retourner sur les bancs d’école ou se recycler trouveront leur compte dans le dernier budget libéral.

Grâce à la nouvelle allocation canadienne pour la formation, les travailleurs qui voudront suivre une formation dans le but de réorienter leur carrière ou tout simplement ajouter une corde à leur arc professionnel pourront :

- Recevoir jusqu’à 5000 $ en crédits d’impôt au cours de leur vie pour rembourser jusqu’à la moitié des frais d’inscription à une formation, à hauteur de 250 $ par année.

- Recevoir un paiement par le biais de l’assurance-emploi atteignant 55 % de leur salaire hebdomadaire moyen pendant une période allant jusqu’à quatre semaines. Le but est d’aider les travailleurs qui arrêteront de recevoir un chèque de paie pendant une formation.

- Être protégés par des dispositions législatives (qui devraient être appuyées par les provinces) qui interdiront à un employeur de congédier un employé qui va suivre une formation.

Pour tout payer, le gouvernement prévoit investir 1,7 G$ d’ici 2024-2025, et plus d’un demi-milliard $ par année par la suite.

«Notre gouvernement estime que les Canadiens, à tous les stades de leur vie professionnelle, devraient avoir l’occasion d’acquérir de nouvelles compétences pour avoir le contrôle de leur avenir», a expliqué le ministre des Finances, Bill Morneau, devant la Chambre des communes.

Or, le fait que le fédéral n’exige pas que les formations aient un lien avec l’emploi du travailleur, ni que l’employeur doive les approuver, inquiète la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI).

«Cette mesure nous préoccupe beaucoup. Pour les PME, ce n’est pas évident de perdre un employé pendant quatre semaines, surtout quand la formation n’est même pas forcément en lien avec son occupation, a commenté la porte-parole Martine Hébert. Ça s’ajoute aux frais déjà à la hausse des petites entreprises, comme la taxe sur le carbone.»

Prêts moins chers

Les étudiants canadiens actuels et futurs économiseront également environ 2000 $ sur leurs prêts étudiants grâce à une diminution des taux d’intérêt.

De plus, les étudiants auront droit à une période de grâce de six mois après la fin de leurs études avant de devoir payer de l’intérêt sur leur prêt.

Ces mesures coûteront 1,7 G$ sur cinq ans, et 375,9 M$ annuellement par la suite.

Cette mesure ne profitera pas nécessairement aux étudiants québécois, qui ont accès au programme de prêts et bourses provincial. Les économies prévues iront plutôt au gouvernement québécois, qui pourra le dépenser comme il voudra.

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