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Mécontentement après l'exclusion du «24 Heures» des quais d'exo

Camille Dauphinais-Pelletier

 - Agence QMI

CAMILLE DAUPHINAIS-PELLETIER / 24H

La décision d’exo de mettre fin à l’entente de distribution du journal «24 Heures» dans ses gares indigne certains de ses clients et soulève des questions chez le maire de Deux-Montagnes.

Denis Martin a évoqué des préoccupations lorsque interpelé à ce sujet, tout en restant prudent. «Si c’est dans ce contexte-là, je ne pense pas que c’est bien sage de leur part d’agir de cette façon-là, mais encore là je ne connais pas le dossier. Ce n’est pas parce que quelqu’un écrit contre moi que je vais l’empêcher de publier dans la ville», a-t-il donné en exemple.

En octobre dernier, après la parution d’articles traitant de problèmes sur la ligne Deux-Montagnes, exo a subitement décidé de mettre fin à son partenariat avec le «24 Heures».

Depuis une dizaine d’années, la publication faisait partie de la routine matinale d'usagers de la ligne, comme Miranda Milad Francis, qui apprécie l’attention que le «24 Heures» porte aux enjeux entourant le transport en commun. «[Ce journal] parle de nous et de nos problèmes», a-t-elle ajouté, déçue.

Certains, comme Leslie Eric Murphy, ont invectivé exo sur Twitter après que l’organisme ait invoqué que le support papier n’était plus privilégié comme mode de communication et que les journaux jonchaient ses stations. «Vous essayez de présenter l’exclusion des journaux de vos stations comme un enjeu environnemental? Est-ce que c’est plutôt parce que vous n’aimez pas la couverture? De quelle façon aurions-nous découvert que vous aviez fait une fête de changement d’image à 75 000 $ sans ce journal?» a-t-il écrit en anglais.

Des négociations pour renouveler l’entente étaient en cours quelques jours avant la décision d’exo. Dans un courriel obtenu par notre Bureau d’enquête, un conseiller stratégique d’exo informait une de ses collègues que l’entente ne serait pas renouvelée, en indiquant : «l’autoflagellation est terminée».

«Quand on lit ça, on pourrait se croire en Russie», a écrit sur Twitter la Lavalloise Magali Barré, en partageant l’article qui annonçait la nouvelle. «Exo, si je manifeste mon mécontentement contre vous, allez-vous me refuser le droit de monter dans le train? Vive la démocratie», a ajouté celle qui s’est inscrite pour représenter les utilisateurs de la ligne de train dans une action collective en attente d’approbation par la Cour.

Le «24 Heures» ne peut dorénavant qu’être distribué avant l’entrée du terrain appartenant à exo.

Rappelons qu’une manifestation est prévue le 1er avril à la Gare centrale par des clients d’exo mécontents du service sur la ligne Deux-Montagnes.

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