/news/society

Des parents d’enfants handicapés demandent des comptes à la CAQ

Malgré les promesses de François Paradis, de Marguerite Blais et celles de la ministre de la Santé Danielle McCann, l’aide pour les parents d’enfants lourdement handicapés se fait toujours attendre.

Pour Marie-Ève Gagnon, la mère de Benjamin, 21 ans, peu a changé depuis l’élection de la CAQ. Elle s’impatiente devant le peu de progrès.

«On est un peu tannés d’avoir des tables de travail, on veut l’équité pour les familles d’adultes lourdement handicapés.»

Elle prend soin de son fils à temps plein ce qui l’empêche d’aller sur le marché du travail.

«On n'a pas de revenu. Souvent, on ne travaille pas parce qu'on doit s'occuper d'eux. Pour ma part, j'ai arrêté de travailler parce que c'est une nécessité de rester ici», explique-t-elle.

«Ce qui est étonnant, dans tout ça, c'est que le gouvernement a décidé de supporter des parents qui s'occupent d'enfants d'âge mineur. Soudainement, on n'a plus d'aide quand l'enfant atteint 18 ans.»

Benjamin reçoit toutefois environ 1000 dollars de l’aide sociale que sa mère administre.

De son côté, la ministre McCann veut s’assurer que les mesures soient le plus ciblées possible.

«Il est important pour nous de bien comprendre les besoins des familles», insiste-t-elle.

Si ces jeunes adultes étaient tous placés en CHSLD ou en résidence intermédiaire, ils coûteraient très cher à la société, rappelle la mère du jeune homme.

Dans la même catégorie

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.