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Dernier revers pour les pêcheurs de crabe des neiges

Agence QMI

GEN-PECHE-CRABES

ÉMY-JANE DÉRY/ARCHIVES/JOURNAL DE QUÉBEC/AGENCE QMI

La Cour suprême refuse d’entendre la centaine de crabiers qui souhaitent être indemnisés pour devoir partager leurs quotas avec des membres de communautés autochtones et avec des pêcheurs d’autres espèces depuis une quinzaine d’années.

Ce revers, jeudi, met fin à une longue bataille de 97 pêcheurs de crabe des neiges de l’Atlantique et du Québec qui pratiquent leur activité dans le sud du golfe du Saint-Laurent. Ceux-ci réclamaient 250 millions $ en compensation à Pêches et Océans Canada.

Ils reprochent au ministère de leur avoir causé d’importants torts financiers en les forçant à céder, de 2003 à 2006, une part de leurs quotas avec des pêcheurs côtiers de morue et des Premières Nations, notamment.

La quantité de crabes de neiges pouvant être pêchée est alors passée de 22 000 tonnes à 17 000 tonnes.

Le partage de quotas, considéré par les crabiers «traditionnels» comme une forme d’expropriation, avait déclenché d’importantes émeutes à Shippagan, au Nouveau-Brunswick. Des bateaux et une usine de transformation avaient été incendiés.

Le refus de la Cour suprême d’entendre la cause conclut une série de revers encaissés par les pêcheurs. Ils ont entre autres été déboutés devant la Cour fédérale et la Cour d’appel fédérale.

La Cour fédérale leur avait toutefois donné raison sur un point. Selon le tribunal, Pêches et Océans Canada avait utilisé le retranchement de quotas pour faire le poids dans des négociations avec les pêcheurs.

Le président de l’Association des crabiers acadiens, Joël Gionet, s’est dit déçu de la décision de la Cour suprême.

«Depuis toutes ces années, on croyait énormément en notre cause, tout au long du processus. On était rendus à la fin. Mais on accepte leur décision et on tourne la page», a-t-il indiqué à l'Agence QMI.

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