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Des milliards pour rénover et construire des écoles

Daphnée Dion-Viens | Le Journal de Québec

Même si des millions seront consacrés à la rénovation et à la construction d’écoles dans le réseau scolaire au cours des prochaines années, le gouvernement Legault revoit à la baisse son scénario de déploiement des maternelles 4 ans d’ici cinq ans.

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En éducation, le budget déposé jeudi prévoit une hausse de 5,1% des dépenses, qui dépasse l’augmentation de 3,5 % prévue dans le cadre financier déposé par la Coalition avenir Québec (CAQ) en campagne électorale.

Pour rénover, agrandir et construire des écoles, le gouvernement Legault prévoit 6,1 milliards $ dès l’année 2019-2020, une somme qui est nettement au-delà des attentes des commissions scolaires, qui réclamaient plutôt 1,6 milliard $.

«On est agréablement surpris», lance Alain Fortier, président de la Fédération des commissions scolaires du Québec.

3400 classes de maternelle 4 ans

Le budget déposé par Québec jeudi prévoit que d’ici cinq ans, 436 millions $ seront consacrés au déploiement de la maternelle 4 ans, offerte à tous sur une base volontaire.

Ce montage financier prévoit la création de 3400 nouvelles classes, a-t-on précisé au ministère des Finances, un scénario qui suppose que 50% des parents d’enfants de quatre ans optent pour l’école plutôt que les services de garde.

En campagne électorale, la CAQ avait plutôt promis la création de 5000 nouvelles classes pour les enfants de quatre ans.

Activités parascolaires

Le budget prévoit l’ajout progressif d’une heure d’activités parascolaires à l’école par jour, tel que promis en campagne électorale. Dès la rentrée, 21 millions $ serviront à financer cette mesure dans 140 écoles secondaires à travers la province. D’ici trois ans, toutes les écoles y auront accès, selon les documents budgétaires.

Québec finance par ailleurs la création de 150 classes spécialisées pour la prochaine année scolaire, au coût de 20 millions $.

Pour répondre aux besoins des élèves en difficulté, Québec met en place un «seuil minimal» de services professionnels pour chaque école : 47 millions $ permettront de recruter davantage d’orthopédagogues, de psychoéducateurs ou d’orthophonistes à la rentrée, ce qui pourrait représenter entre 500 et 600 embauches indique-t-on du côté syndical.

Cette somme est toutefois nettement en dessous des attentes, puisque la Fédération des professionnels de l’éducation avait plutôt chiffré les besoins à 160 millions $.

Les syndicats représentant le personnel scolaire sont d’ailleurs déçus de ce premier budget du gouvernement Legault.

«Pour un gouvernement qui avait fait de l’éducation sa priorité, il est passé à côté», lance Sonia Éthier, présidente de la Centrale des syndicats du Québec.

Cette dernière déplore que le gouvernement ne fasse pas plus pour contrer la pénurie d’enseignants. Québec a néanmoins réservé 16 millions $ pour accorder des bourses aux meilleurs étudiants qui opteront pour l’enseignement et déboursera 5 millions $ pour mettre en place un programme national de mentorat auprès des jeunes enseignants.