/news/law

Coupables d'avoir fraudé 5000 aînés aux États-Unis

Michaël Nguyen | Journal de Montréal 

niroworld - stock.adobe.com

Deux Québécois qui ont fraudé plus de 5000 aînés à travers les États-Unis ont plaidé coupable dans l’état de l’Illinois, en échange de quoi ils pourraient demander à purger leur peine de 44 mois de prison au Canada.

«Le procureur ne s’opposera pas à leur demande», peut-on lire dans l’accord récemment signé par Fawaz Sebai et Vassilios Klouvatos.

Détenus dans des geôles américaines, les deux hommes ont finalement avoué avoir fait du télémarketing frauduleux en 2012.

Aînés floués

Le duo avait un stratagème simple, mais efficace. En sept mois, à partir de chez eux au Québec, ils ont empoché plus d’un million et demi de dollars selon les autorités américaines.

«Ces fraudeurs ont exploité la confusion des aînés [...] pour les escroquer, mais s’ils croyaient que les frontières allaient les protéger des conséquences de leurs crimes, ils se sont trompés», avait à l’époque expliqué le procureur de l’Illinois, Stephen Wigginton.

Les fraudeurs appelaient des aînés en leur faisant croire qu’ils étaient des mandataires du gouvernement et qu’ils pouvaient leur fournir des rabais sur des médicaments d’ordonnance. Mais bien évidemment, leur «service» n’était pas gratuit, si bien que les « clients » devaient débourser 299 $.

Dans certains cas, le duo a poussé l’audace jusqu’à tenter de vendre aux victimes un service contre la fraude. On aurait même tenté de fabriquer des chèques au nom des victimes, avec les informations bancaires obtenues.

Geôles canadiennes

Les Québécois ont finalement été arrêtés l’an passé avant d’être extradés aux États-Unis. Ils risquaient jusqu’à 30 ans de prison, mais ils ont finalement passé un accord avec les autorités américaines dans l’espoir d’être transférés au Canada, où les conditions de détention sont connues pour être moins difficiles que chez nos voisins du Sud.

Par contre, le juge américain qui rendra sentence la semaine prochaine devra décider si en plus des 44 mois de prison il imposera une amende qui peut monter jusqu’à 250 000 $.

Il est à noter que même s’ils admettent les faits, ils affirment que le montant de la fraude est inférieur à 1,5 million $.