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Le PDG de Bombardier a gagné 13,7 M$ en 2018

Sylvain Larocque | Journal de Montréal 

La rémunération totale des cinq plus hauts dirigeants de Bombardier a légèrement reculé en 2018, mais a tout de même dépassé les 39,6 millions $.

Pour sa part, le PDG Alain Bellemare a eu droit à 13,7 millions $, soit le même montant qu’en 2017. Sa prime en argent a baissé de 10 % pour atteindre 3,7 millions $, mais la valeur de ses attributions en actions et en options a bondi de 34 % pour s’élever à 7,2 millions $.

«Le salaire demeure extraordinairement élevé. L’an dernier, c’était autour de 130 fois le salaire moyen des employés de Bombardier, a dit Willie Gagnon, directeur du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires. On suppose que c’est à peu près la même chose cette année étant donné que le salaire est resté à peu près le même.»

 

Alain Bellemare a vendu l'équivalent de 10,9 millions $ en actions via le RATA, soit la moitié des actions qu'il a versées dans le régime incitatif. Ces transactions font actuellement l'objet de l'enquête de l'Autorité des marchés financiers (AMF).

L'AMF enquête aussi sur l'équivalent de 32,3 millions $ en actions liquidé par la haute direction de Bombardier via le RATA.

La rémunération de la haute direction est en baisse de 4 %. Par ailleurs, l'ancien dirigeant de Bombardier Transport Laurent Troger, remplacé en février dernier, n'a pas obtenu son bonus annuel en raison des difficultés de cette division.

Licenciements

En 2018, Bombardier a dégagé des profits nets de 318 millions $ US alors qu’en 2017, la multinationale avait subi une perte nette de 525 millions $ US. M. Bellemare a toutefois suscité la colère des Québécois en annonçant, en novembre, le licenciement de 5000 travailleurs, dont 2500 au Québec.

Rappelons qu’en 2017, la rémunération totale des cinq plus hauts dirigeants de Bombardier avait grimpé de 12 %.

L’année précédente, la hausse de 48 % de la rémunération consentie aux grands patrons avait causé une telle commotion que des centaines de personnes avaient manifesté devant le siège social de Bombardier, à Montréal.

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