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Felipe Alou souhaite revoir les Expos à Montréal

Mathieu Boulay

 - Agence QMI

SPO-EXPOS FEST 2019

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Plusieurs personnes souhaitent que le baseball majeur implante à nouveau une concession à Montréal. Parmi les fervents défenseurs de cette cause, il y a l’ancien gérant des Expos Felipe Alou.

Opéré à un genou dans les dernières semaines, Alou ne voulait pas rater l’occasion de renouer avec les amateurs québécois et les anciens joueurs de l’organisation montréalaise.

«Ça n’a pas été facile d’être ici aujourd’hui [dimanche]. Je recommande l’opération pour se faire remplacer un genou, mais pas la rééducation qui vient avec, a indiqué Alou avec un sourire. Par contre, c’est toujours un plaisir de revenir à Laval et à Montréal.»

«Peu importe la distance, mon état de santé ou les conditions météorologiques, je serai toujours content de faire le voyage.»

Son passage avec les Expos lui a permis de vivre des moments mémorables.

«J’ai passé mes meilleures années ici, en plus d’y avoir rencontré ma femme, a-t-il précisé. Une de mes filles est née au Québec, sans compter que j’ai été le gérant des Expos pendant quelques années.»

«Chaque fois que j’y mets les pieds, j’espère toujours qu’on va me dire que le baseball sera de retour à Montréal. C’est mon plus gros souhait d’ici la fin de mes jours.»

Alou et sa famille viennent encore au Québec de quatre à cinq fois par année. Comme il est toujours à l’emploi des Giants de San Francisco comme conseiller spécial, les occasions sont rares.

«Je prévois faire un saut en septembre lorsque les Giants seront à Boston pour une série de matchs interligues», a-t-il précisé.

Du baseball combatif

À son arrivée à la barre des Expos en 1992, les amateurs ont adopté Alou dès ses premières décisions.

«Je crois qu’ils m’aiment depuis le premier match, a-t-il expliqué. En 1992, on était en dernière place et on a fini au deuxième rang dans l’Est. Ces succès se sont transportés lors de la fameuse saison 1994.»

«On jouait du baseball combatif avec nos jeunes joueurs et les gens aimaient cela. On tentait des choses qu’on voyait peu chez les autres équipes. Ç’a fonctionné.»

Alou se donne peu de crédit pour sa belle feuille de route avec les Expos.

«On avait une bonne équipe et c’était bon pour moi. J’avais les bons joueurs pour appliquer ma stratégie. Plusieurs d’entre eux avaient joué sous mes ordres dans les ligues mineures. On avait du plaisir sur le terrain.»

Après les Giants, les Expos

L’an dernier, Alou a pris part aux célébrations du 60e anniversaire des Giants en tant qu’ancien joueur.

Lundi, lors des cérémonies entourant le 50e anniversaire du baseball à Montréal, c’est sa carrière de gérant des Expos qui sera soulignée. D’ailleurs, il ne s’ennuie pas de son métier.

«Lorsque j’ai arrêté de jouer, je m’ennuyais un peu de ma carrière, a raconté Alou. Comme gérant, ce ne fut pas le cas. J’étais heureux d’être passé à autre chose.»

«C’était un boulot stressant. Il y avait beaucoup de pression. Le gérant est le seul responsable pour chaque défaite de sa formation, tandis que les joueurs le sont pour toutes les victoires.»

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