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Permis de taxi : «Il y a une série d’injustices qui ont été commises»

TVA Nouvelles

Le gouvernement Legault doit absolument s’assoir avec les chauffeurs de taxi, en colère depuis le dépôt d’un projet de loi ouvrant grand la porte aux Uber de ce monde, et négocier avec eux, croit l’ex-ministre des Transports Guy Chevrette.

La colère des chauffeurs de taxi provient d’«un ensemble de maux» causés par l’État, estime celui qui a été visible au cours des dernières années en tant que porte-parole de l'industrie du taxi.

«Il y a une série d’injustices qui ont été commises», dit-il.

Par exemple, la plus grande place donnée à Uber dans le transport de passager entraîne une forte dévaluation des permis de taxi. Le gouvernement indemnisera à hauteur de 500 millions de dollars les chauffeurs, mais selon M. Chevrette, la valeur des permis est plutôt de 1,4 milliard $.

«Qui a créé cette loi-là, les permis, les agglomérations? C’est l’État, lance M. Chevrette, en entrevue avec TVA Nouvelles. L’État ne peut pas du jour au lendemain, après avoir créé des choses, après avoir laissé dépenser des gens des sommes faramineuses pour s’acheter un dossier, hypothéquer leur maison, les laisser tomber d’un coup sec , sans une certaine forme de négociation de bonne foi.»

L’ex-porte-parole de l’industrie estime que le gouvernement aurait pu négocier directement avec Uber et les autres sociétés de ce genre des indemnités à verser aux chauffeurs déjà sur la route.

Selon M. Chevrette, une offre d’indemnisation plus généreuse de la part du gouvernement pourrait régler le problème, du moins en partie.

«Un gouvernement de bonne foi s’assoit avec les gens au lieu d’arriver et de leur garrocher un projet de loi qui est tout à fait injuste», plaide l’ex-ministre.

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