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Bertrand Charest libéré par la Cour d'appel

Michael Nguyen | Journal de Montréal

L’ex-coach de ski Bertrand Charest pourra recouvrer sa liberté en attendant la décision de la Cour d’appel sur sa condamnation pour des agressions sexuelles sur neuf athlètes.

«Il ne présente ni un risque de fuite, ni un risque de commettre une autre infraction, ni un risque d’entraver l’administration de la justice s’il est mis en liberté dans l’attente de l’appel», indique le juge Martin Vauclair dans sa décision rendue ce lundi.

Charest, 53 ans, avait été condamné en décembre 2017 à 12 ans de pénitencier, pour des séries de crimes sexuels remontant aux années 90. À l’époque, il entraînait les équipes nationale junior féminine et laurentienne quand il a abusé des adolescentes sous sa responsabilité.

Il a eu des relations sexuelles avec quatre d’entre elles, dont une qui est tombée enceinte. C’est Charest lui-même qui l’avait amenée se faire avorter.

Une des victimes, l’athlète olympique Geneviève Simard, avait d’ailleurs fait une sortie publique afin d’exiger une meilleure protection pour les jeunes sportifs qui sont souvent loin de leur foyer.

Appel

Sauf que Charest ne digère pas tant les 37 verdicts de culpabilité que sa sentence de 12 ans, si bien qu’il a porté sa cause devant le plus haut tribunal de la province.

En cours de route et après avoir analysé le dossier, le Directeur des poursuites criminelles et pénales a reconnu que le juge de première instance s’était trompé. Selon la Couronne, Charest n’aurait jamais dû être déclaré coupable de près de la moitié des accusations, même si le nombre de victimes ne changeait pas.

«Au total, [le DPCP] concède huit acquittements, deux nouveaux procès et dix arrêts conditionnels des procédures», peut-on lire dans le jugement.

Cette volte-face a incité Charest à demander une libération sous caution, qui lui a finalement été accordée.

«Il est manifeste que ces changements de circonstances identifiés comme importants ont un impact plus que minimal», a noté la Cour d’appel.

Par contre, d’ici la décision finale, Charest devra respecter un couvre-feu et ne pas quitter le Québec. Il lui sera également interdit de communiquer avec les victimes, et ne pas se trouver en présence de mineurs.

Charest est défendu par les avocats Louis Belleau, Antoine Grondin-Couture et Antonia Cabral, tandis que le procureur Alexis Marcotte Bélanger officie pour la Couronne.

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