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«Je souhaite qu’ils soient malheureux pour le reste de leur vie»

TVA Nouvelles

Marielle Portelance a connu une mort atroce, une mort que l’on peine même à imaginer. Toxicomane depuis des années, elle a dénoncé sa «pusher» et en a payé de sa vie. La femme de 30 ans a été enlevée, déshabillée, ligotée, bâillonnée, asphyxiée puis laissée pour morte sur le bord d’un chemin à Grenville-sur-la-Rouge dans les Laurentides en 2016.

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«Elle avait des problèmes de consommation. Elle était suivie par un psychiatre et un intervenant en toxicomanie. Ma sœur a fait plusieurs tentatives pour se désintoxiquer», explique la sœur de la victime, Véronique Portelance.

Marielle n’est toutefois pas parvenue à vaincre ses démons et sa consommation de cocaïne et crack n’a pas cessé. Elle s’est endettée auprès de sa fournisseuse de drogue. Le Journal de Montréal rapportait dans son édition de samedi qu’elle avait été forcée de remettre son four et son réfrigérateur pour absorber une partie de ses dettes.  Puis, sa vie a pris une tournure cauchemardesque et fatale.

«On savait que sa vie était rock and roll, que c’était grave (ce qu’elle vivait) pour être franche. Je m’étais dit que ça pouvait arriver, mais pas que ça irait jusque là», laisse tomber Mme Portelance les larmes aux yeux.

Les deux meurtriers de Marielle Portelance, qui était mère d’un jeune garçon, ont plaidé coupables à une accusation de meurtre non prémédité, en février et septembre 2018. Mario Lalonde et Marie-Josée Castilloux ont écopé d’une peine de prison à vie.  

Castilloux aurait exprimé des remords quant à son crime lors de son procès et Lalonde aurait pour sa part tenté de se suicider.

«Honnêtement je m’en fous. Ça va sembler horrible ce que je vais dire : Je souhaite qu’ils soient malheureux pour le reste de leur vie», dit Véronique Portelance les larmes aux yeux qui vit son deuil entourée de sa famille.