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Le taux de diplomation est à la hausse

Daphnée Dion-Viens | Le Journal de Québec

A group of graduates throwing graduation caps in the air

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Le taux de diplomation est à nouveau en hausse dans le réseau scolaire québécois, alors que l’écart entre les garçons et les filles demeure toujours important.

Selon les plus récents chiffres rendus publics sur le site du ministère de l’Éducation, 76,4 % des jeunes ont obtenu un diplôme d’études secondaires (DES) ou professionnelles (DEP) après sept ans, comparativement à 76 % pour la cohorte précédente.

Cette proportion est en constante hausse depuis une dizaine d’années. En chiffre absolu, l’augmentation signifie que 317 jeunes de plus ont réussi à obtenir un diplôme en 2016-2017. Lorsqu’on tient compte des qualifications (qui comprennent onze autres certificats), le taux de diplomation le plus récent atteint 80,9 %.

« C’est une bonne nouvelle, mais il reste encore de l’ouvrage à faire », lance Égide Royer, professeur à la Faculté des sciences de l’Éducation de l’Université Laval.

L’objectif est de faire passer le taux de diplomation (excluant les qualifications) à 85 % d’ici 2030, selon la politique sur la réussite éducative élaborée par l’ancien gouvernement libéral.

De son côté, Michel Perron, expert en matière de décrochage scolaire, se réjouit de constater que la stratégie de lutte au décrochage mise en place il y a dix ans donne des résultats.

Cibler les garçons

Ce dernier souligne toutefois que l’écart demeure important entre les garçons et les filles – 9,2 points de pourcentage – malgré l’amélioration des dernières années.

À ce rythme, il faudrait attendre encore dix ans avant que les garçons ne rattrapent les filles, en supposant que le taux de diplomation cesse de s’améliorer chez ces dernières, fait remarquer M. Perron.

Après avoir longtemps pensé que la lutte au décrochage devait cibler autant les garçons que les filles, cet expert considère maintenant qu’il est temps de « viser spécifiquement » les garçons.

« Il y a quelque chose de dérangeant de voir que cet écart persiste, même si ça progresse. Ça me préoccupe beaucoup », lance celui qui évoque la nécessité d’un plan d’action visant la réussite des garçons.

Élèves en difficulté

Par ailleurs, la diplomation des élèves en difficulté est elle aussi en progression constante, étant passée de 33,4 % à 53,7 % depuis sept ans. Toutefois, les chiffres rendus publics par le ministère pour les élèves en difficulté comprennent les diplômes (DES et DEP) mais aussi les qualifications, qui comprennent une dizaine de certificats.

Deux d’entre eux peuvent être décernés à des élèves qui n’ont pas réussi leur deuxième secondaire : le certificat de formation préparatoire au travail (CFPT) et le certificat de formation à un métier semi-spécialisée (CFMS). Dans le réseau public, 25 % des élèves qui arrivent en première secondaire sont considérés en difficulté, c’est-à-dire qu’ils ont un plan d’intervention prévoyant des mesures supplémentaires pour les aider à réussir.

- Avec la collaboration de Marie-Christine Trottier