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La Québécoise tuée par un grizzly au Yukon n'a eu aucune chance

Agence QMI

La Québécoise qui a été tuée l'automne dernier en compagnie de son bébé de 10 mois par un ours dans un secteur reculé du Yukon a été victime d'un grizzly affamé qui cherchait vraisemblablement une proie, a conclu la coroner en chef du Yukon, Heather Jones.

En octobre dernier, Valérie Théorêt, une enseignante de 37 ans originaire du Québec qui demeurait depuis des années au Yukon, accompagnait son conjoint pour une expédition de chasse et de piégeage dans un secteur isolé, où le couple avait une cabane.

Le 26 octobre, jour du drame, Mme Théorêt s'est éloignée de la cabane pour aller prendre une marche avec sa petite fille, Adèle Roesholt, placée dans un porte-bébé sur son dos.

L'ours responsable de l'attaque a détecté la présence de la mère et de sa fille alors qu'il rôdait dans les parages. Il s'est alors dissimulé sous le couvert d'une épinette aux abords du sentier suivi par la Québécoise, pour attaquer lorsqu'elle est arrivée à sa hauteur.

«Les blessures de Mme Théorêt correspondent à des coups de patte et à des morsures d’ours. Il est évident qu’elles se sont rapidement avérées fatales. Les blessures d’Adèle Roesholt indiquent un décès instantané», a détaillé la coroner, qui évoque un traumatisme crânien fatal pour le bébé dans son rapport dévoilé mercredi.

L'ours a finalement été abattu par le conjoint de Valérie, lors de son retour après une tournée d'inspection des pièges du couple. Gjermund Roeshol avait tué l'ursidé alors que l'animal le chargeait, l'atteignant mortellement à la tête à seulement deux mètres de distance.

La bête, un ours mâle de 18 ans, aurait normalement dû être en hibernation à cette période de l'année. Or, «au moment de sa mort, il était émacié et n’aurait pas pu hiberner en raison de son manque total de graisse corporelle», a fait valoir Mme Jones, qui croit que l'ours n'aurait pas pu survivre à l'hiver.

De nombreux piquants de porc-épic ont aussi été découverts dans tout son système digestif. Ceux-ci devaient lui causer d'importantes douleurs et nuire à son alimentation.

«Les enquêteurs ont conclu que l’attaque de l’ours à l’endroit des deux victimes était un pur comportement de prédation», a indiqué la coroner en guise de conclusion.

Celui-ci recommande au ministère de l'Environnement du Yukon de sensibiliser la population aux risques posés par les ours, et ce, en toute saison. Il suggère aussi de rappeler l'importance de se déplacer muni d'un répulsif anti-ours.

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