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C’est la fin pour le casse-croûte Chez Ben

Diane Tremblay | Le Journal de Québec

Le casse-croûte Chez Ben, à Lévis, restera fermé cette année puisque les propriétaires Francyne Beaurivage et Serge Mooney ont décidé de prendre leur retraite.

photo Diane Tremblay

Le casse-croûte Chez Ben, à Lévis, restera fermé cette année puisque les propriétaires Francyne Beaurivage et Serge Mooney ont décidé de prendre leur retraite.

Reconnue comme une institution sur la Rive-Sud, le casse-croûte Chez Ben, à Lévis, n’ouvrira pas ce printemps. Les propriétaires, Francyne Beaurivage et Serge Mooney, tirent leur révérence après 29 ans, faute de relève.

Serveuse au restaurant Le Deauville, boulevard Laurier, pendant 18 ans, Mme Beaurivage a réalisé son rêve en 1990 lorsque l’occasion de devenir propriétaires de leur casse-croûte s’est présentée pour elle et son conjoint.

«Ça s’est fait tellement vite. Lorsqu’on a acheté le restaurant, on ne savait même pas qu’il y avait un sous-sol. On connaissait l’équipement qui était dedans, mais on ne l’avait pas visité», se remémore-t-elle.

Contrairement aux années passées, aucune date d’ouverture n’apparaît sur l’affiche et le stationnement du restaurant n’est pas déneigé sur la route Marie-Victorin, ce qui a mis la puce à l’oreille aux habitués du coin. Le casse-croûte ne reviendra pas cette année.

Terrain à vendre

Mme Beaurivage et M. Mooney ne cachent pas leur intention de vendre le terrain de 268 000 pieds carrés, puisqu’il s’agit de leur fonds de pension.

Le casse-croûte est donc appelé à disparaître pour faire place à un projet immobilier. Des promoteurs ont déjà manifesté leur intérêt pour acquérir le site.

«Normalement, à ce moment-ci, je prépare la réouverture. Je vous avoue que ça crée un vide », ajoute Francyne.

La raison de la fermeture est bien simple: c’est l’âge, dit la femme de 66 ans.

«On est encore en forme, mais ça fait 29 ans qu’on ne voit pas nos étés. On travaillait chacun 90 heures par semaine. On est des maniaques de la propreté. On peinturait chaque saison. Il y a 29 couches de peinture dans le restaurant», relate de son côté M. Mooney, qui a longtemps été serveur au restaurant Louis-Hébert.

Recette à donner

L’entreprise permettait de créer une vingtaine d’emplois saisonniers.

L’un des succès de Chez Ben, c’était la qualité de la nourriture. Les hamburgers de Mme Beaurivage, qui travaillait dans la cuisine, valaient le détour.

«Je n’ai jamais eu de produits congelés. On allait chercher de la viande fraîche à la boucherie deux ou trois fois par jour. C’est incroyable combien de pains à la viande on vendait. Je suis prête à donner ma recette pourvu que la personne s’engage à garder le nom Chez Ben», assure-t-elle.

Le couple savait depuis longtemps qu’il n’y avait pas de relève à l’horizon, et bien que les deux soient heureux dans leur décision, cela n’empêche pas qu’ils voient la belle saison arriver avec un léger pincement au cœur.