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François Legault défend un projet de loi «modéré», comme les Québécois

Le premier ministre s'est adressé à l'ensemble des Québécois, dimanche en fin d'après-midi, au sujet du projet de loi sur la laïcité de l'État qu’il a décrit comme étant «modéré».

«Jeudi dernier, le gouvernement a déposé un projet de loi sur la laïcité de l’État et j’ai envie de dire ‘Enfin’», a déclaré François Legault d’entrée de jeu.

«Certains vont dire qu’on va trop loin et d’autres vont dire qu’on ne va pas assez loin, mais en réalité, ce projet de loi est modéré comme le sont les Québécois», a ajouté le premier ministre au sujet de la nouvelle législation.

«Il faut être clair. La laïcité ne va pas à l’encontre de la liberté de religion. Chacun va rester libre de pratiquer la religion de son choix, mais il faut fixer des règles et c’est ça qu’on fait », a-t-il aussi précisé.

Le projet de loi déposé par le gouvernement caquiste prévoit l'interdiction du port de signes religieux chez les nouveaux employés de l'État en position d'autorité, incluant les enseignants, directeurs d’école, policiers, gardiens de prison, procureurs de la Couronne, juges, juges administratifs et président et vice-présidents de l’Assemblée nationale.

 

Une approche qui respecte «valeurs» et «histoire»

«C’est une approche qui respecte notre histoire, nos valeurs et [...] ce que souhaite une grande majorité des Québécois», a affirmé François Legault, vantant ensuite le «compromis» de la clause «grand-père», qui permet aux citoyens de conserver leur droit acquis avant l’adoption d’une loi.

Le premier ministre a aussi décrit l’usage de la clause dérogatoire, permettant d’éviter de longues batailles juridiques, comme un «outil légitime qui a déjà été utilisé par René Lévesque et par Robert Bourassa».

La présentation vidéo d’un peu plus de deux minutes a été diffusée sur le site internet du premier ministre et sur sa page Facebook.

«Au Québec, ça fait longtemps qu’on a décidé de séparer la religion et l’État et ça fait plus de 10 ans qu’on débat des signes religieux. Il est temps de fixer des règles parce qu’au Québec, c’est comme ça qu’on vit», a conclu François Legault.

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