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Parents en colère après la chute de leur fils à l’école

Axel Marchand-Lamothe | Journal de Montréal

Éric Arsenault au chevet de son fils Éloan, qui s’est fracturé la jambe à deux endroits en chutant à cause de la surface glissante dans la cour de l’École Le Sentier, à Laval, qui était toujours recouverte de glace hier lors du passage du Journal.

Axel Marchand-Lamothe

Éric Arsenault au chevet de son fils Éloan, qui s’est fracturé la jambe à deux endroits en chutant à cause de la surface glissante dans la cour de l’École Le Sentier, à Laval, qui était toujours recouverte de glace hier lors du passage du Journal.

Une famille de Laval est en colère contre l’école de leur fils, qui s’est cassé la jambe à deux endroits après une lourde chute sur la glace en début de semaine, et qui est maintenant incapable de se déplacer.

«Je ne comprends pas pourquoi l’école envoie les enfants dehors quand la cour est glacée, et surtout pourquoi il n’y avait pas de sel ou de roches», questionne Éric Arsenault.

Lundi dernier, alors qu’il se préparait à rentrer de la récréation, un ami de son fils Éloan est tombé sur une plaque de glace, entrainant le garçon dans sa chute.

«Ma jambe est partie nord-sud, est-ouest», image l’adolescent de 12 ans.

Il relate que la cour de l’école primaire Le Sentier où il étudie est recouverte de glace depuis le début de l’hiver.

Parents en colère après la chute de leur fils à l’école

Axel Marchand-Lamothe

«On nous disait simplement d’être prudents», ajoute-t-il.

Étendu au sol dans le froid et en douleur, il a attendu pendant plus de trente minutes l’arrivée de l’ambulance.

«Il y a un superviseur qui est venu, mais il l’a laissé par terre. Il n’y avait rien pour le soulever, ni dans l’école ni dans le véhicule», déplore M. Arsenault, qui soutient que son enfant était en état d’hypothermie quand il a été finalement transporté.

Journée occupée

«Puisque les chefs aux opérations sont en voiture, ils n’ont pas de planche dorsale pour pouvoir déplacer quelqu’un», explique Stéphane Smith d’Urgences-santé.

Il convient que le délai ait pu paraitre long pour l’adolescent et sa famille, mais les ressources disponibles étaient engagées sur des appels de priorités plus élevées.

Éloan souffre de fractures au péroné et au tibia gauche, en plus d’avoir une subluxation de la plaque de croissance. Des vis ont été installées pour aider à la guérison.

Lors de sa rencontre avec Le Journal, hier, il évaluait toujours son niveau de douleur à 3 ou 4 sur une échelle de 10, malgré la prise de Tylenol et de morphine.

Depuis sa chute, il demeure constamment alité dans le logement du troisième étage qu’occupe la famille et doit compter sur ses parents pour l’aider constamment.

Gaillard

«C’est dur pour le moral, poursuit le garçon habituellement sportif. Il y a des limites à rester couché, mais c’est très difficile de me lever et bouger.»

Juste pour revenir à son domicile lorsqu’il a eu son congé de l’hôpital, mercredi, il a pris 45 minutes pour gravir les escaliers avec son plâtre.

«C’est un enfant dans un corps d’homme. Il pèse 165 livres. Ma conjointe ne peut le lever», note Éric Arsenault, qui se demande bien comment ils pourront le déplacer pour son prochain rendez-vous médical, vendredi.

S’il envisage de poursuivre l’école, il espère surtout que la direction réfléchisse à une solution pour rendre les sorties plus sécuritaires pour les enfants.

«Moi, je veux surtout éviter que ça se reproduise pour mes amis», mentionne finalement Éloan.

La Commission scolaire de Laval n’était pas en mesure de répondre à nos questions, lorsque sollicitée, vendredi.